Algérie – Remaniement : Bouteflika fait le grand ménage

Le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a procédé mercredi à un important remaniement ministériel, portant sur plusieurs ministères, a indiqué la présidence algérienne. Bien que le gouvernement soit toujours dirigé par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

Depuis son retour à Alger, après un séjour de plus de deux mois en France, ce remaniement était sur toutes les lèvres. Déjà, il y a quelques jours, plus précisément le mercredi 4 septembre dernier, Afrik.com se demandait qui devait partir et qui devait rester. Le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a finalement procédé ce mercredi à un important remaniement ministériel.

Si le gouvernement est toujours dirigé par Abdelmalek Sellal comme Premier ministre, le remaniement concerne plusieurs ministères, notamment des portefeuilles importants comme l’Intérieur, la Défense, les Affaires étrangères et la Justice, selon un communiqué de la présidence cité par l’agence de presse algérienne APS. Après près d’un an d’accalmie politique, avec pratiquement aucun mouvement dans le rang de ses ministres, Abdelaziz Boutéflika a donc procédé à un grand ménage.

Tayeb Belaïz, président du Conseil constitutionnel, a été nommé ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales. Quant à Ahmed Gaid Salah, il a été désigné vice-ministre de la Défense nationale tout en gardant son poste de chef d’état-major de l’armée algérienne (ANP). Un diplomate, Ramtane Lamamra, a été lui désigné ministre des Affaires étrangères tandis que Tayeb Louh, ancien ministre du Travail, a été nommé ministre de la Justice.

En outre, on apprend que le président de la République a nommé Ahmed Noui, ministre secrétaire général du gouvernement. Ce grand remaniement intervient au moment-même où l’opinion et la presse algérienne s’interrogent sur les capacités à gouverner d’Abdelaziz Bouteflika. Selon toute vraisemblance, le Président algérien, à travers ce remaniement ministériel, a placé ses hommes de confiance aux postes clés de l’Intérieur et de la Justice, deux ministères qui seront au cœur de l’organisation du scrutin présidentiel prévu en avril 2014.