Algérie : quand le FLN œuvre pour la stabilité et la préservation de l’unité nationale

A quelques encablures seulement du 62ème anniversaire du déclenchement de la guerre de libération, le FLN, parti majoritaire au Parlement algérien, sort un nouveau stratagème pour convaincre la base citoyenne.

Ceux qui ont milité dernièrement pour une initiative de mise au musée du Front de libération nationale se sont apparemment retrouvés en porte à faux, au regard des manœuvres politiciennes auxquelles le parti en question s’adonne sans cesse. Aussi, dans nombre de régions, il convainc de plus en plus son audience de la bonne foi de son initiative consistant à œuvrer pour la stabilité et la préservation de l’unité nationale. Ce qui nous ramène à conclure que c’est une matière à spéculation.

Sinon comment expliquer qu’un parti qui a toujours applaudi et soutenu les décisions politiques qui ont précipité le pays tout entier dans une régression abyssale se retrouve aujourd’hui défenseur des principes du 1er novembre. Qui ne le sait pas que ces principes s’articulent pourtant autour de la justice sociale, l’égalité, la fraternité… Manœuvres politiciennes obligent, le FLN sort de son tiroir une nouvelle arme d’attaque pour faire taire ses détracteurs qui ont toujours pensé pouvoir mettre ce pole politique aux oubliettes. Parmi les sujets sensibles capable de servir à l’instrumentalisation d’un sentiment nationaliste revanchard, il y a cette campagne pour la restitution des crânes des anciens martyrs qui sont toujours en France.

D’ailleurs, les internautes sont invités à y prendre part pour pousser l’ancienne puissance coloniale à restituer à l’Algérie ce qui « revient de droit à son peuple ». Dans cette optique un programme d’action visera les 48 wilayas du pays et l’occasion n’est pas anodine et fortuite puisqu’elle a trait à une ambition purement électoraliste. Qui l’entendra maintenant de cette oreille eu égard aux préoccupations majeures et réelles de la population autour de laquelle l’étau socio-économique ne cesse de se resserrer. Les besoins immédiats de cette population sont justement la paix sociale, l’emploi et le bien-être social que le FLN a dénié aux Algériens, rien que par ses choix politiques sinistres.

Pour l’unité nationale, cette dernière se fragmente et quand bien même des entités réclament l’autodétermination dans une ère où les peuples et les états œuvrent pour l’unité, voire le grégarisme. Sur quoi s’arcboutera encore cette formation autour de laquelle gravitent des noms qui trainent les casseroles et qui sont à jamais éclaboussés par des affaires scabreuses. En réalité c’est bien beau de penser à œuvrer pour l’unité de la nation et de son peuple autour d’un idéal non « marchandable ». Aussi faut-il le rappeler que nul parti dans ce pays « patraque » par ses irresponsables ne songe à cette unité. Mais beaucoup plus à l’engraissement de ses dirigeants qui font de la politique un outil d’arrivée au sommet du prestige.