Algérie : nouvelle grève de la fédération nationale du secteur des communes

La rentrée sociale en Algérie s’annonce tumultueuse. La fédération nationale du secteur des communes (FNSC), affiliée au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), appelle dès aujourd’hui à une grève de huit jours à l’échelle nationale.

(De notre correspondant)

Ceux qui prédisaient une rentrée sociale mouvementée semblent avoir eu raison. Les travailleurs communaux sont les premiers à appeler à une grève de huit jours, dès aujourd’hui.

Ces travailleurs n’ont jamais cessé de faire parler d’eux. Leurs revendications sont loin d’être de fraiche date : depuis deux ans, le secteur ne cesse de réclamer l’amélioration de leur situation socioprofessionnelle. Ils ne comptent aucunement lâcher du lest et se montrent, au contraire, résolument engagés pour aller jusqu’au bout de leur démarche gréviste en contestation de la non tenue des promesses de tutelle. Dans un communiqué explicatif notant que, « le bureau national de la FNSC, qui s’est réuni le 25 août dernier, a décidé, en concertation avec les représentants des wilayas, de recourir à une grève de huit jours à compter du 4 septembre », la fédération des communes décide d’appuyer leur mouvement de protestation par des sit-in devant les sièges des wilayas, sur tout le territoire national.

L’ouverture de négociations sur le statut particulier et le régime indemnitaire des communaux, l’élaboration de toute la réglementation relative au monde du travail et l’amélioration du pouvoir d’achat sont les principales revendications de ce syndicat. Ces revendications restent lourdes de sens pour les citoyens. La réintégration de tous les syndicalistes licenciés et suspendus « arbitrairement », la révision du statut particulier des corps communs, des ouvriers professionnels, des conducteurs et des gardiens et l’abrogation de l’article 87 bis de même que le maintien du régime de retraite reviennent aussi à la charte revendicative des protestataires qui maintiennent leur pression sur les pouvoirs publics.

D’autres secteurs bientôt contaminés par la contestation sociale ?

Dans le milieu éducatif, le bouillonnement est aussi de mise. Le corps enseignant ne décolère toujours pas puisque les revendications du secteur sont loin d’être résolues. D’autres secteurs sont également susceptibles de reprendre leur contestation comme celui de la santé dont les travailleurs se plaignent toujours de l’étau socio-économique qui se resserre sur eux.

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