Algérie : les sanctions contre Al-Qaïda et les talibans en débat

L’Algérie organise lundi et mardi un atelier d’étude et d’information pour définir comment sanctionner la nébuleuse terroriste Al-Qaïda et les talibans. Le pays espère notamment donner à ses institutions plus de prérogatives en matière de lutte contre la terreur.

De notre correspondant en Algérie

L’Algérie, qui a acquis une solide expérience dans la lutte contre le terrorisme, au prix de plusieurs milliers de morts, contribue activement sur le plan international à la lutte anti-terroriste. Dans cette optique, un atelier d’étude et d’information de deux jours, lundi et mardi, axe ses travaux sur les différents moyens de sanctionner l’organisation Al-Qaïda et les talibans.

Cette initiative résulte de la résolution 1267 et les résolutions subséquentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui se veulent un cadre approprié pour isoler la nébuleuse terroriste et les talibans sur la scène internationale. Participent à la rencontre les chefs des différents départements ministériels et les cadres judiciaires, sécuritaires et financiers.

Donner plus de prérogatives aux institutions

Répondant à la ligne de conduite de la communauté internationale, l’Algérie affute ses armes pour donner à ses institutions plus de prérogatives en matière de lutte contre le terrorisme. L’organisation des rencontres au niveau international permet à ce pays d’Afrique du Nord d’exposer sa démarche, qui semble avoir porté ses fruits si l’on en croit le recul du phénomène terroriste par rapport à il y a quelques années.

Les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ont été un virage décisif dans le combat de la terreur, dans lequel tous les états s’impliquent. Les points retenus pour assurer l’efficacité de ce combat s’articulent autour du gel des biens à l’étranger des terroristes, ainsi que de leur l’interdiction de transit dans les différents aéroports internationaux.

L’Algérie collabore pleinement à ces efforts et reste engagée à poursuivre les auteurs de crimes terroristes commis contre les personnes et les biens. Aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale.