Algérie : les ouvriers d’ArcelorMittal retournent au charbon


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Les travailleurs de la filiale d’ArcelorMittal-Algérie ont repris le travail jeudi, après 9 jours de grève. La filiale du géant indien de l’acier et son partenaire algérien, Sider, sont parvenus, mercredi, à un accord sur le financement des travaux de rénovation de la cokerie dont la direction envisageait au départ la fermeture. Le syndicat d’entreprise se dit « satisfait » du compromis.

Levée des piquets de grève à ArcelorMittal-Algérie. Les travailleurs de la filiale du géant indien de l’acier, sise à Annaba (est de l’Algérie), ont repris le travail jeudi matin après 9 jours de débrayage. La direction du complexe sidérurgique a annoncé, à l’issue d’un conseil d’administration extraordinaire mercredi à Alger, l’adoption d’un plan d’investissement (2010-2014) incluant la cokerie – contre la fermeture de laquelle les 7200 salariés de l’entreprise s’étaient mobilisés.
Il aura fallu que Sider, partenaire algérien d’ArcelorMittal-Algérie, accepte de mettre la main à la poche pour arriver à ce dénouement. Le groupe public s’est engagé à financer à hauteur de 30% les travaux de rénovation des installations du complexe. « Le programme d’investissement (…) touchera toutes les installations, y compris la cokerie », a indiqué Amar Belkacemi, PDG de Sider, à l’agence officielle APS. « Nous tenons à ce que la cokerie soit réhabilitée, c’est une unité stratégique dont on a besoin », a-t-il ajouté.

La direction du complexe avait au départ prévu un plan d’investissement global de 200 millions de dollars pour l’amélioration du site, excluant la rénovation de la cokerie dont elle avait estimé le coût à 40 millions de dollars. Des expertises seront effectuées pour déterminer le montant des travaux de sa réhabilitation, viennent d’annoncer des responsables de Sider.

Une grève jugée illégale par la justice

Le secrétaire général du syndicat d’entreprise, Smaïn Kouadria, a fait part de sa satisfaction à l’annonce de cet «accord fructueux» entre la direction générale d’ArcelorMittal Annaba et son partenaire algérien. «Nous sommes satisfaits de cet heureux compromis. Nous avons eu gain de cause et épargné l’outil de travail de 320 charbonniers d’une fermeture certaine. Notre combat, qui s’inscrit dans le redressement durable du complexe, ne peut être que légitime », a-t-il déclaré, mercredi, à El-Watan.

L’adoption de ce plan intervient au moment où la justice a ordonné la suspension de cette grève, jugée « illégale » par la direction du complexe. Les 320 charbonniers de la cokerie ont quand même regagné leurs postes jeudi avec l’assurance que leurs emplois seront préservés.

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