Algérie : les ministres africains de l’Environnement adoptent une plate-forme commune

Les ministres africains de l’environnement qui ont pris part à la conférence sur les changements climatiques pour l’après 2012 ont adopté, ce mercredi, à Alger, une plateforme commune devant être défendue lors des prochaines réunions, Poznan (Pologne, décembre 2008) et Copenhague (Danemark, décembre 2009).

Notre correspondant à Alger

Plus de 40 ministres africains de l’environnement ont pris part à la conférence sur les changements climatiques pour l’après-2012, organisée dans la capitale algérienne, Alger.
L’élaboration d’une plate-forme commune, précisant la position africaine pour les prochaines rencontres de Poznan (Pologne, décembre 2008) et Copenhague (Danemark décembre 2009), s’est faite après plusieurs heures de débats.

Ouverte officiellement à l’hôtel El Aurassi par le ministre algérien de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et du Tourisme, Chérif Rahmani, cette importante conférence ministérielle a permis de dégager une « feuille de route commune » qui est un instrument juridique permettant à l’Afrique de parler d’une seule voix. La «feuille de route de Bali» qui exige des pays signataires de la convention des Nations Unies sur les changements climatiques sera donc appliquée par les pays africains qui ont déjà tracé les premiers contours de leur politique en la matière.
Les conférenciers, qui appellent à «une alliance intercontinentale» afin de lutter efficacement contre les problèmes liés au réchauffement climatique de plus en plus menaçant, préconisent également une réforme et un élargissement des sources de financement des mécanismes de développement propre (MDP) qui permettent aux pays développés de compenser une partie de leurs émissions de CO2.

Ils estiment que le continent africain est moins polluant par rapport aux pays industrialisés. Ainsi, ils ont lancé un appel en faveur de la reforestation en Afrique et de la conjugaison des efforts pour réussir leur politique en matière de lutte contre le réchauffement climatique.
Les différentes organisations internationales comme le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) ou pour le développement (PNUD), pour ne citer que celles-là, ont salué l’initiative prise par les pays africains. La position africaine, qui sera soumise aux prochains rendez-vous polonais et danois, pourra peser dans la décision finale que la communauté internationale prendra pour faire face au réchauffement climatique.