Algérie : le président Chadli inhumé au carré des Martyrs au cimetière d’El Alia

Le peuple algérien fait ses adieux au père de l’instauration du pluralisme politique. L’ancien président de la République algérienne, Chadli Bendjedid, décédé samedi dernier à l’âge de 83 ans, à l’hôpital militaire Ain-Naàdja des suites d’une longue maladie, rejoindra ses pairs, au Carré des Martyrs au cimetière d’El Alia.

(De notre correspondant)

Un hommage particulier est rendu à l’ancien président de la République algérienne, Chadli Bendjedid (1979-1992), décédé samedi dernier à l’âge de 83 ans, à l’hôpital militaire Ain-Naàdja des suites d’une longue maladie. Plusieurs personnalités nationales et étrangères ont tenu à rendre un hommage particulier à celui qui s’est dévoué corps et âmes aux causes justes et à l’instauration d’un système où tout le peuple trouve ses repères. Il rejoindra après la prière de Dohr, prière du début de l’après-midi dans la religion musulmane, ses pairs en l’occurrence Houari Boumediene décédé en décembre 1978, Mohamed Boudiaf assassiné le 29 juin 1992 et Ahmed Ben Bella, mort en avril 2012 au carré des martyrs.

Les messages de condoléances et de sympathie affluaient de partout à l’annonce de son décès. Le chef de l’état en exercice, Abdelaziz Bouteflika a tenu à rendre hommage à celui qui restera à jamais le père du multipartisme dans le pays et de la démocratisation de ses institutions.

« Avec la douloureuse disparition de son ancien président, le moudjahid Chadli Bendjedid, l’Algérie perd un de ses vaillants et braves enfants qui ont honoré leurs engagements devant Dieu. Les réalisations qui jalonnent le parcours riche de cet homme, qui a toujours servi son pays et son peuple en tant que moudjahid, chef militaire et président, resteront à jamais dans les cœurs et les esprits de ses compagnons, de tous les Algériens, des enfants des nations arabo-musulmanes et de tous ceux qui ont lutté et continuent de lutter à travers le monde pour la liberté. C’est une grande perte, mais telle est la volonté de Dieu. C’est avec résignation devant sa volonté que je prie Dieu le Tout-Puissant d’accorder à notre défunt sa sainte miséricorde, de l’accueillir en son vaste paradis et d’assister sa famille en cette pénible épreuve ».

L’Algérie observe un deuil de huit jours pour un homme d’état dont la dépouille est exposée au Palais du Peuple, une résidence officielle dans la capitale du pays où la population s’est recueillie à sa mémoire en lui rendant un dernier hommage.