Algérie : le général Hocine Benhadid libéré

En Algérie, le général à la retraite Hocine Benhadid a bénéficié de la liberté conditionnelle, après près de dix mois de détention provisoire à la prison d’El Harrach.

Le général à la retraite Hocine Benhadid, âgé de 71 ans, a bénéficié de la liberté conditionnelle, après près de dix mois de détention provisoire à la prison d’El Harrach, en Algérie.

Selon les sites algériens, cette liberté conditionnelle est motivée par son état de santé très critique, sur lequel ses avocats ont alerté, il y a quelques jours, l’opinion publique. Les conseils du général à la retraite ont indiqué que Hocine Benhadid souffre de plusieurs maladies graves qui sont difficiles à prendre en charge dans une cellule de prison. Suffisant pour qu’ils introduisent plusieurs demandes de liberté conditionnelle, qui étaient systématiquement rejetées.

Hocine Benhadid a été arrêté en septembre 2015, alors qu’il était dans sa voiture sur l’autoroute à Alger. Son arrestation intervenait après qu’il ait accordé une interview très critique envers le pouvoir en place. Il avait parlé d’une «ambition de pouvoir démesurée» du frère cadet du Président qui «est en train d’éliminer» tous ceux qui pourraient contrarier son projet de succéder à son frère. Hocine Benhadid avait affirmé que « les changements opérés au sein du DRS et des autres corps de l’Armée sont l’œuvre de Saïd Bouteflika », assurant qu’« en 2014, le chef de l’état-major et vice-ministre, Ahmed Gaïd Salah, s’était allié avec Saïd Bouteflika pour ‘évincer’ le général Toufik ».

Son arrestation a été suivie par un long interrogatoire avant qu’il soit placé sous mandat de dépôt pour « entreprise de démoralisation de l’armée ». Pour protester contre son maintien en prison sans jugement, le général à la retraite Hocine Benhadid avait observé une grève de la faim pendant quelques jours avant d’y mettre fin à la demande de ses avocats.