Algérie : la Présidentielle reportée sine die

Manifestations en Algérie

Le scrutin présidentiel algérien, initialement prévu le 4 juillet prochain, a été reporté à une date ultérieure, non encore définie.

Rejetée massivement par les manifestants, l’élection présidentielle algérienne, sans candidat sérieux déclaré, n’aura finalement pas lieu à la date du 4 juillet 2019. Estimant qu’il était impossible de l’organiser, la Cour constitutionnelle algérienne a annoncé le report du scrutin. C’est ce qu’a rapporté la télévision publique, ce dimanche 2 juin. Aucune nouvelle date pour la tenue de ce scrutin présidentiel n’a été annoncée.

Cette annonce intervient alors que des milliers de manifestants se sont rassemblés, vendredi 31 mai, pour la quinzième semaine d’affilée, pour protester contre le régime. Les Algériens avaient massivement rejeté l’offre de dialogue formulée, dans la semaine, par le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah.

Depuis le premier vendredi de contestation, le 22 février 2019, des rassemblements de grande ampleur ont lieu dans la quasi-totalité de ce pays d’Afrique du Nord. Selon l’agence de presse officielle APS, des manifestations ont été notées dans 32 des 48 régions du pays, notamment à Oran, Constantine et Annaba.

Ce report intervient également au moment où le peuple s’est radicalisé, rejetant toute idée de scrutin avec le « gang » pour ainsi nommer ceux qui étaient aux commandes avec l’ancien Président Abdelaziz Bouteflika contraint à la démission le 2 avril dernier, et qui aujourd’hui, veulent piloter l’Algérie.

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