Algérie : la Kabylie au rythme du ramadan

Les salles de spectacles de Tizi Ouzou, en Kabylie, accueillent chaque soir depuis le début du mois saint une population en quête de divertissement. La maison de la culture de la ville, qui a concocté un programme « spécial ramadan », ne désemplit pas. Les commerces ouvrent dès la rupture du jeûne, et les rues grouillent de monde. Petite virée à Tizi ouzou.

De notre correspondant en Algérie

Tous les soirs, la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou accueille un public en quête de divertissement. C’est un lieu incontournable pour les familles en quête d’espace convivial après la rupture du jeûne. Cette structure propose depuis le 12 août un programme « spécial Ramadhan » riche et varié, à même de faire oublier aux convives leur stress quotidien.
Tous les genres musicaux sont au programme de ces soirées. Ali Ferhati, Mohand Ameziane Ouazib, Ait Menguellet, Hamid Almas figurent parmi les artistes devant se produire sur la scène de la salle de spectacle et animer ces soirées au goût particulier.

Une ambiance bon enfant

La grande salle de la maison de la culture Mouloud Mammeri, qui abrite les concerts, ne désemplit jamais depuis le début du Ramadhan, et chacun y trouve son compte.
«L’ambiance est bon enfant, conviviale et familiale et les pouvoirs publics, en l’occurrence le Wali de Tizi-Ouzou, ont mis les moyens nécessaires pour assurer le confort aux nombreuses familles», déclare El Hadi-Ould-Ali, premier responsable de la direction de la Culture de la Wilaya de Tizi-Ouzou.
Hamid Almas, chanteur, estime pour sa part qu’avec « l’organisation des soirées de ce type, de nombreuses familles et personnes peuvent se côtoyer ». Et d’ajouter que « l’ambiance qui règne à la maison de la culture durant ce mois sacré est très bonne ».

Les nuits du ramadan à Tizi-Ouzou sont très animées après la rupture du jeûne. Les rues grouillent de monde, pour le grand bonheur des commerçants qui ouvrent dès 20h. En Kabylie, la fête ne peut être dissociée des plaisirs de la table. Particulièrement en ce mois saint où l’on prépare en famille des plats traditionnels savoureux, comme l’Aghroum Nezith, la fameuse galette préparée à base de semoule et de l’huile d’olive, le Thighrifine, l’Ahedour ou encore Lemsemen, ces délicieuses crêpes kabyles qu’on déguste tout au long de la soirée. En attendant le couscous du S’hour, le dernier repas avant une nouvelle journée de jeûne.