Algérie : « la France soutient le Maroc » dans le dossier du Sahara

Chakib Khelil, ancien ministre algérien de l’Energie, a saisi l’opportunité du forum du quotidien arabophone Al Hiwar, pour lancer de gros pavés dans le jardin de la France qu’il accuse de soutenir le Maroc dans le brûlant dossier du Sahara Occidental.

L’ancien ministre algérien de l’Energie n’est pas content, du moins de la France et il le dit tout haut. Ce lundi 16 mai 2016, Chakib Khelil, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a saisi l’opportunité du forum du quotidien arabophone Al Hiwar, pour revenir sur les relations algéro-françaises, souligne TSA.

« Pour certains, je suis en Algérie pour bloquer les intérêts français. Faux. On me reprochait la même chose quand j’étais ministre de l’Énergie », a assuré l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, répondant ainsi à ses détracteurs. Chakib Khelil a en outre révélé que lorsqu’il était au gouvernement des parties lui demandaient de favoriser les sociétés françaises. Affirmant qu’elles « se demandaient comment puis-je mettre sur le même pied d’égalité les entreprises françaises et leurs homologues américaines », Chakib Khelil accuse la presse au service des intérêts français « de propager des rumeurs » le concernant.

Toujours selon TSA, l’ancien ministre de rappeler quelques « vérités ». « Entre l’Algérie et la France, il y a une relation coloniale mais entre l’Algérie et les État-Unis nous avions toujours eu des liens amicaux », a-t-il asséné. « En critiquant des sociétés française, je n’ai fait que rappeler des vérités », lance-t-il. Et pour Chakib Khelil, les groupes français bénéficient de protection en Algérie. « Les sociétés françaises ont abandonné des projets sans qu’elles soient obligées de payer un dollar contrairement à Repsol et à Gaz Natural », a-t-il déploré, affirmant que « paradoxalement les seuls problèmes enregistrés à l’époque, c’était avec les sociétés françaises ».

Khelil va plus loin, reprochant à « la France de soutenir sans limite le Maroc sur le dossier du Sahara Occidental » et la pointe du doigt dans la déstabilisation de la Libye. « On me parle, depuis mon arrivée, de la France. Moi je crois que les relations entre les pays sont soumises aux intérêts des uns et des autres. Les Français défendent leurs intérêts, et l’Algérie aussi doit faire de même. Je ne comprends pas pourquoi, c’est toujours à moi de perdre », se plaint-il.