Algérie : l’opposant historique Hocine Aït Ahmed est mort

L’opposant historique Aït Ahmed, ancien président du Front des forces socialistes (FFS), est mort à l’âge de 89 ans, en Suisse à Lausanne, a annoncé ce mercredi 23 décembre à Alger le FFS.

Hocine Aït Ahmed est mort. L’opposant historique et ancien président du Front des forces socialistes (FFS) s’est etteint à l’âge de 89 ans, en Suisse, à Lausanne, a annoncé ce mercredi 23 décembre à Alger le FFS. Selon un communiqué du FFS, le leader politique est décédé à l’hôpital « à la suite d’une longue maladie ». Le communiqué ne mentionne en revanche pas ce dont il souffrait exactement.

Hocine Aït Ahmed, qui a créé son parti en 1963, se faisait plus discret depuis quelques années et avait annoncé en 2013 son intention de quitter la présidence de sa formation politique.

Né le 20 août 1926 à Aïn El-Hammam, en Kabylie, Aït Ahmed, infatigable opposant, est le seul survivant des « fils de la Toussaint » qui avaient déclenché la guerre d’indépendance, le 1er novembre 1954. Elu député de la première Assemblée nationale en 1962, il s’oppose à Ahmed Ben Bella, devenu président, et crée en 1963 le FFS et des maquis de résistance en Kabylie. Mais il est arrêté en 1964, puis condamné à mort avant d’être gracié. Il réussit à s’évader en avril 1966 et s’installe alors à Lausanne, en Suisse. Après 23 ans d’exil, il rentrera à Alger en décembre 1989. Les autorités avaient alors reconnu la légalité du FFS, dans la foulée du multipartisme.

En avril 1999, il se retire de l’élection présidentielle avec cinq autres candidats, dénonçant une fraude en faveur de l’actuel chef de l’Etat algérien Abdelaziz Bouteflika, qui sera réélu en 2004 et en 2009. Hocine Aït Ahmed décide finalement de déposer ses valises en Suisse où il s’installe pour de bon. C’est un long parcours d’engagement qui s’acheve ainsi.