Algérie : Etat de santé de Bouteflika, explications

Le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a confié que le Président Abdelaziz Bouteflika n’a pas quitté le pays pour des soins à l’étranger, précisant que l’état de santé du dirigeant est toujours le même.

La santé du chef de l’Etat algérien est sur toutes les lèvres. Des rumeurs (encore) sur sa mort ont été diffusées à grande échelle. Suffisant pour que le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, fasse une sortie pour rassurer que le Président Abdelaziz Bouteflika n’a pas quitté le pays pour des soins à l’étranger, come cela a été indiqué dans la presse, précisant que l’état de santé du dirigeant est toujours le même. La sortie de Sellal intervient après une semaine de rumeurs sur l’éventuel transfert du Président Bouteflika à l’étranger pour des soins.

« Le Président Bouteflika n’a pas quitté le pays (…). Non, le Président est là (…). Je suis tous les jours en liaison avec lui. Il n’a pas quitté le pays. Son état de santé est toujours le même. Il suit les affaires du pays et donne ses instructions au jour le jour », relève El Watan qui cite Le Monde.

Abordant la question du « Groupe des 19 », qui s’est demandé qui gouverne le pays, Abdelmalek Sellal rassure : « Le pays est dirigé par le président de la République. Je le sais, car je suis son Premier ministre. Les grandes décisions ne sont prises que par lui, ou avec son assentiment. Il a une vision sur tout (…). Il n’y a pas de désarroi des Algériens. Je me déplace beaucoup dans le pays. Tout le monde sait que le Président a beaucoup fait pour le pays », relève El Watan.

« Si aujourd’hui nous arrivons à faire face à une chute drastique de nos recettes, c’est grâce à deux mesures prises par le Président : la décision de rembourser notre dette par anticipation et celle de créer un Fonds de réserve qui peut nous permettre de tenir le cap trois à quatre années(…). Nous ne sommes pas dans la situation de crise des années 1980, où le pays était endetté et n’avait presque plus de réserves. Nous avons devant nous trois ou quatre ans. Il faut absolument que l’on réussisse le pari de la diversification économique », affirme Abdelmalek Sellal.