Algérie : l’effondrement d’un immeuble à Bab El Oued fait un mort

Après les inondations qui ont touché les régions du sud et de l’ouest de l’Algérie où plusieurs personnes sont mortes, voilà que les intempéries sévissent à nouveau au centre du pays où le pire reste à craindre. L’effondrement d’un immeuble à fait un mort, dimanche, à Alger.

Notre correspondant en Algérie

Un immeuble vétuste de cinq étages s’est effondré, dans la matinée d’hier, à Bab El Oued, à Alger, causant la mort d’un quadragénaire qui succombé à ses blessures. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans les environs, ce qui a crée un vent de panique parmi les citoyens qui habitent dans les mêmes conditions.

Des pluies diluviennes s’abattent depuis vendredi à travers le territoire national et un sentiment de peur chez les habitants s’accroît à mesure que le mauvais temps sévit. A la wilaya de Tizi-Ouzou, notamment dans les localités de Tigzirt sur mer, 40 kilomètres au nord est du chef lieu de wilaya et Azeffoun, une station balnéaire distante d’une cinquantaine de kilomètres de Tizi-Ouzou, les pluies diluviennes ont causé de nombreux dégâts. Dans la première localité, des maisons situées au rez -de chaussée ont été inondées alors que, dans la seconde, c’est le mur de clôture du port qui s’effondre non sans dégâts matériels. Au centre du pays notamment, dans la capitale,la persistance du mauvais temps, telle que le signale l’office nationale algérien de la météorologie, inquiète à plus d’un titre les citoyens.

La vétusté des immeubles, notamment dans la région de Bab El Oued et dans la Casbah, constitue un élément à risque pour les habitants qui n’ont aucune solution de rechange. Les autorités locales, incapables de répondre favorablement à leur requête en matière de logement sont la cible de toutes les critiques qui s’exacerbent davantage. D’ailleurs les jeunes du quartier de Bab El Oued, lieu du sinistre n’ont pas été tendres à l’égard du gouvernement qu’ils accusent de « flegme » quant « au malheur » de la société civile.