Algérie, Khaled Drareni se défend : « Je suis là parce que j’ai couvert le Hirak »

Khaled Drareni

Khaled Drareni, journaliste algérien emprisonné, a rejeté les accusations portées à son encontre, à l’ouverture de son procès en appel, ce mardi, en Algérie, alors qu’il a été condamné à une peine de trois ans de prison ferme.

Journaliste algérien condamné à trois ans de prison ferme, Khaled Drareni a rejeté les accusations portées à son encontre, à l’ouverture de son procès en appel, ce mardi, à Alger, la capitale algérienne. Il a clairement affirmé n’avoir « fait que son métier » de collecte de traitement de l’information.

« Depuis le premier jour, je n’ai fait que mon métier de journaliste. Je suis là parce que j’ai couvert le Hirak en toute indépendance… On peut revoir toutes mes interventions pour voir s’il y a une atteinte à l’unité nationale. Je relatais les faits », a indiqué le journaliste, emprisonné depuis le 29 mars dernier.

Accusé d’avoir critiqué sur Facebook le système politique et publié le communiqué d’une coalition de partis politiques en faveur d’une grève générale, Khaled Drareni a été condamné le 10 août à trois ans d’emprisonnement et à une amende de 50 000 dinars pour « incitation à attroupement non armé et atteinte à l’unité nationale ».

Pour sa part, le ministre algérien de la Communication, Ammar Belhimer, voulant enfoncer le correspondant de TV5Monde, lui reproche d’avoir travaillé sur le sol algérien, sans les documents administratifs nécessaires, délivrés par les autorités algériennes, notamment une carte de presse professionnelle.

Ce mardi, comme en première instance, le procureur a réclamé une peine de quatre ans de prison ferme et une lourde amende à l’encontre du journaliste, Directeur du site d’information Casbah Tribune, par ailleurs correspondant en Algérie pour la chaîne francophone TV5 Monde et pour Reporters sans frontières (RSF). Affaire à suivre.