Algérie : Karim Tabbou et Samir Benlarbi du « Hirak » bientôt graciés par Tebboune

Le Président algérien, Abdlemadjid Tebboune

Le chef de l’Etat algérien, Abdelmadjid Tebboune, a pris l’engagement ferme de gracier Karim Tabbou et Samir Benlarbi, deux principales figures du mouvement « Hirak ».

Vers un climat d’apaisement en Algérie ? C’est tout le sens de l’acte que posera, très prochainement, le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune. Ce mardi 2 juin 2020, Sofiane Djilali, chef d’un parti d’opposition qui a été reçu le 27 mai par le chef d’Etat algérien, a révélé que le dirigeant s’est engagé à faire libérer prochainement Karim Tabbou et Samir Benlarbi.

« C’est un engagement solennel de sa part », a indiqué Sofiane Djilali, qui précise que le Président Abdelmadjid Tebboune a tout de même précisé qu’il ne comptait en aucun cas interférer directement dans tout ce qui a trait à la Justice de ce pays d’Afrique du Nord.

Me Mustapha Bouchachi, avocat de Karim Tabbou, apportant des précisions sur la situation de son client, indique que « la solution juridique consiste à introduire une demande de libération provisoire auprès de la chambre de la Cour de cassation et le juge peut décider de le libérer Karim Tabbou ». Une procédure judiciaire qui fait donc obstacle à la libération de Karim Tabbou, qui a fêté ses 47 ans ce mardi.

Rappelons toutefois qu’en Algérie, le chef de l’Etat dispose du droit de grâce présidentielle, pouvant lui permettre de prononcer la libération d’un détenu, à la seule condition que le détenu soit définitivement condamné. Sauf que Samir Benlarbi, en détention préventive depuis le 7 mars, n’a pas encore été jugé.

La question de la libération de ces deux figures est agitée au moment où le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) relève qu’une soixantaine de personnes sont actuellement détenues pour des faits liés au Hirak, en Algérie. Le parti Jil Jadid a, dans un communiqué, salué l’intention du Président Abdelmadjid Tebboune de favoriser l’apaisement et le dialogue national.