Algérie France : retour à Paris pour la députée Mathilde Panot interpellée à Béjaïa

Le groupe politique français « La France Insoumise » de Jean-Luc Melanchon a dénoncé mardi l’arrestation de la députée Mathilde Panot, interpellée par la police algérienne à Béjaïa avec son suppléant Mourad Tagzout. Détenus 48h à Alger, les deux ressortissants français ont finalement pu rejoindre Paris cette nuit.

En déplacement en Algérie en tant que militante de la révolution citoyenne, pour « rencontrer des acteurs et actrice du mouvement populaire, pour comprendre, apprendre et exprimer notre solidarité à cette révolution du sourire » explique Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne et vice-présidente du groupe parlementaire La France insoumise à l’Assemblée nationale, elle a rencontré des membres du RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie), du PST (Parti Socialiste des Travailleurs), du MDS (Mouvement Démocratique et Sociale) et des représentants d’associations. « C’est par curiosité intellectuelle et par fraternité entre les peuples, que je suis venue adresser un signe d’amitié pour le peuple algérien.Je réitère mon admiration pour l’action du peuple algérien et toute ma solidarité pour la magnifique lutte qu’il mène pour sa dignité. » explique la députée sur son compte Twitter.

Mathilde Panot est ensuite restée sous surveillance dans un hôtel à Alger, mais mais elle a pu être rapidement rapatriée en France dans la nuit de mercredi à jeudi sur intervention de Jean-Yves Le Drian, le Ministre français des Affaires étrangères.

Le groupe parlementaire La France Insoumise déplore l’interruption forcée du programme de rencontres de Mathilde Panot et de son équipe. Il demande la garantie de leur sûreté et le respect de leur liberté de circuler.

Mathilde Panot remercie sur sa page Facebook les « centaines de personnes qui nous ont envoyé des messages de soutien de France et d’Algérie et les militant.e.s qui sont venus à plus d’une heure du matin nous accueillir à l’aéroport.
J’espère que ce voyage même s’il a été avorté par les tentatives d’intimidations et de privation de liberté de mouvement par le pouvoir algérien, contribuera modestement à lever le mur du silence autour de la répression forte que subissent les militant.es de ce magnifique mouvement populaire et citoyen.
J’ai une pensée pour Kamel Eddine Fekhar, mort d’une grève de la faim pour protester contre son emprisonnement injuste au début du mouvement.
Pour Samira Messouci, jeune élue de 25 ans en prison depuis près de 3 mois pour la seule raison qu’elle a participé à une manifestation avec un emblème amazigh et pour tous les détenus d’opinion. Il est de notre devoir d’être solidaire de ces militant.es emprisonné.e.s.«