Algérie : cette rencontre secrète entre Abderrazak Makri et Saïd Bouteflika qui fait jaser

Saïd Bouteflika

En Algérie, la rencontre secrète entre le président du MSP, Abderrazak Makri, et le frère du chef de l’Etat, Saïd Bouteflika est au centre de toutes les attentions. Quel était l’objet de cette rencontre ?

L’information sur la rencontre secrète entre le président du MSP, Abderrazak Makri, et le frère du Président algérien, Saïd Bouteflika notamment, qui a été révélée par Jeune Afrique, il y a quelques jours a été confirmée.

Le président du MSP, qui ne précise pas les détails de la tenue de cette rencontre, a confirmé cette tête-à-tête dans une réponse à un internaute qui l’interpellait sur le sujet. Selon TSA, l’internaute réagissait à un texte de Makri publié sur son compte Facebook, ce jeudi. « Nos amis sont les Algériens honnêtes et intègres qui œuvrent dans l’intérêt du pays avec loyauté et dévouement dignes des fidèles au serment des martyrs, qui développent sans cesse leurs capacités pour développer leur pays (…) peu importe le parti, l’institution sociale ou officielle auxquels ils appartiennent (…). Ils peuvent être dans un parti avec lequel nous ne sommes pas d’accord, une organisation éloignée de nous ou dans une institution officielle contre laquelle nous nous opposons », a écrit Makri.

A la question de savoir quand est-ce qu’il a rencontré Saïd Bouteflika et pourquoi une rencontre secrète, Makri a préféré jouer la carte de diplomatie,soulignant que « la moitié des cinquante rencontres menées par le Dr. Makri n’a pas été divulguée. Il a affirmé à plusieurs reprises qu’il avait rencontré Saïd Bouteflika et d’autres. Et que l’initiative du consensus a été combattue par le pouvoir. Alors comment peut-il faire partie de cette initiative ?  Réfléchis un peu ».

C’est en substance la réponse servie par Makri à l’internaute. Une réponse qui pourrait ouvrir la voie à d’autres interrogations, surtout que Makri se dit convaincu que « nos adversaires sont les corrompus, les injustes et ceux qui ont échoué ; ceux qui n’ont ni honneur ni parole, qui se vendent et vendent leur pays pour leur intérêts, fussent-ils proches de nous, dans notre parti, au sein de notre courant et même au sein de nos familles et nos tribus ».