Algérie : Bouteflika réorganise à tout va

On le pensait affaibli, certains le disaient mourant, mais comprenne qui pourra, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, prouve en ce milieu d’été qu’il tient ferme la barre. Après avoir limogé deux Premiers ministres en quelques mois, dont l’un était son homme de confiance depuis des années, voici qu’il procède à l’installation d’un nouveau gouvernement et à une valse des responsables territoriaux.

Le Président de la République algérienne, Abdelaziz Bouteflika, a nommé, ce jeudi 17 août 2017, les membres du gouvernement que dirige le Premier Ministre Ahmed Ouyahia, ainsi que l’a annoncé un communiqué de la présidence de la République algérienne, diffusé via l’agence officielle.

Dans la foulée, samedi 19 août, il a procédé à un important mouvement dans l’administration territoriale. Une manière de reprendre les leviers de commande, alors qu’on le pensait affaibli. Comprenne qui pourra…

Voici donc en premier lieu la liste du gouvernement Ouyahia…
Premier ministre : Ahmed OUYAHIA
Vice ministre de la Défense, Chef d’Etat Major de l’ANP, Ahmed GAID SALAH

 Ministre des Affaires étrangères: Abdelkader MESSAHEL

 Ministre de l’Intérieur et des Collectivité locales et de l’Aménagement du Territoire : Noureddine BEDOUI

 Ministre de la Justice, Garde des Sceaux: Tayeb LOUH

 Ministre des Finances : Abderrahamane ROUIA

 Ministre de l’Energie : Mustapha GUITOUNI

 Ministre des Moujahidine : Tayeb ZITOUNI

 Ministre des Affaires religieuses et des Wakfs : Mohamed AISSA

 Ministre de l’Education Nationale : Nouria BENGHABRIT

 Ministre l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Tahar HADJAR

 Ministre de la Formation et de l’Enseignement Professionnels : Mohamed MEBARKI

 Ministre de la Culture : Azzedine MIHOUBI

 Ministre de la Poste et des Télécommunications, des Technologies et du numérique : Houda Imane FERAOUN

 Ministre de la Jeunesse et des Sports : El Hadj OULD ALI

 Ministre de la Solidarité Nationale et de la Famille et de la Condition féminine : Ghania EDDALIA

 Ministre de l’Industrie et des Mines : Youcef YOUSFI
– Ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader BOUAZGUI
– Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelwahid TEMMAR
– Ministre du Commerce, Mohamed BENMERADI

 Ministre de la Communication, Djamel KAOUANE

 Ministre des Travaux Public et des Transports, Abdelghani ZAÂLANE

 Ministre des Ressources en Eaux, Hocine NACIB

 Ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Messaoud BENAGOUN remplacé 1h après par Hacène MERMOURI

 Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Professeur Mokhtar HASBELLAOUI

 Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad ZEMALI

 Ministre des Relations avec le Parlement, Tahar KHAOUA

 Ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Fatma Zohra ZEROUATI

 Par ailleurs, et conformément à l’article 92 alinéa 6 de la Constitution, M. le président de la République a également nommé ce jeudi, M. Ahmed NOUI, Ministre, Secrétaire général du gouvernement

Une valse des responsables territoriaux

Dans la foulée, le président Abdelaziz Bouteflika a procédé, ce samedi 19 août 2017, à un important mouvement des cadres occupant une fonction supérieure au niveau de l’administration territoriale ayant touché 95 chefs de daïras, huit directeurs de la réglementation et des affaires générales, cinq directeurs de l’administration locale et sept inspecteurs généraux de wilayas, indique un communiqué de la Présidence de la République diffusé via l’agence officielle.

“Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a procédé, ce jour, à un important mouvement des cadres occupant une fonction supérieure au niveau de l’administration territoriale. Ce mouvement a touché quatre-vingt-quinze (95) chefs de daïras, huit (8) directeurs de la réglementation et des affaires générales, cinq (5) directeurs de l’administration locale et sept (7) inspecteurs généraux de wilayas“, précise le communiqué.

Les cadres ainsi rajeunis (modérément toutefois en termes de générations) le Président algérien va devoir mener une politique économique difficile dans un contexte de faiblesse du cours des hydrocarbures. Sans doute est-ce là le premier enjeu à relever pour la nouvelle équipe gouvernementale et les nouveaux responsables de l’administration territoriale.