Algérie : « Bouteflika du côté des terroristes »

Dans un ouvrage publié par deux journalistes, le Président français François Hollande aurait lancé à son homologue russe Vladimir Poutine que le chef de l’Etat algérien était « du côté de ceux » que le dirigeant russe appelle « terroristes ».

« Un Président ne devrait pas dire ça », ouvrage sorti ce jeudi 13 octobre 2016 et publié par deux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, reviennent sur cinq ans de rencontres avec le Président français François Hollande. Dans cet ouvrage, les deux journalistes reviennent sur un récit fait par François Hollande au sujet d’un échange, qui a eu lieu en février 2015, avec le Président russe Vladimir Poutine sur la crise en Syrie.

Vladimir Poutine aurait affirmé : « Nous, on reconnaît les États. Vous intervenez au Mali à la demande d’un État pour lutter contre les terroristes, eh bien, vous devriez avoir la même position en Syrie et être conscients que l’opposition à Bachar el-Assad n’est pas une opposition légitime et que ce sont des terroristes ».

Mais, pour François Hollande, les opposants syriens « ne sont pas des terroristes ». Le Président russe aurait insisté : « Vous dites ça parce que vous avez des musulmans en France et que vous voulez les protéger ». Mais Hollande se défend : « Au Mali, on est intervenus, oui, mais les musulmans ne nous ont rien demandé, faut sortir ça à d’autres ».

Le Président russe aurait poursuivi en faisant référence à la Guerre d’Algérie durant laquelle les combattants du FLN étaient qualifiés de terroristes par la France coloniale, précise TSA. « De toute façon, les terroristes, vous savez ce que c’est, ce sont les mêmes qui vous ont fait la guerre en Algérie ». Selon le site algérien, François Hollande aurait rétorqué : « Mais moi je discute avec ceux qui nous ont fait la guerre en Algérie ! Bouteflika, il était du côté de ceux que vous appelez les « terroristes » ».

Agacé, Hollande aurait souligné : « Vous n’allez pas me dire que Bachar el-Assad, c’est un régime démocratique. Sauf à penser qu’on l’est lorsqu’on est élu à 98%. Vous avez connu ça dans votre propre pays ! », relève TSA.