Algérie : Amnesty International s’adresse au gouvernement

Une délégation d’Amnesty International a tenu hier à Alger une conférence de presse visant à interpeller le gouvernement algérien sur les entorses aux droits de l’Homme commises dans le pays.

A l’occasion d’une conférence de presse tenue hier à l’hôtel El Djazaïr d’Alger, trois porte-parole d’Amnesty International se sont succédés pour répondre aux questions des journalistes. La délégation présente dans le pays jusqu’au 19 novembre pour y rencontrer des victimes et des proches des victimes du drame algérien, s’est adressée au gouvernement en lui enjoignant de veiller au strict respect des droits de l’Homme en Algérie. Il doit pour cela revenir sur le principe de l’amnistie accordée aux repentis et soumettre aux tribunaux toute personne coupable d’exactions.

Des mesures concrètes

L’Organisation non gouvernementale (ONG) préconise par ailleurs le démantèlement les groupes d’autodéfense*, la sécurité des citoyens devant être assurée uniquement par l’Etat. Elle exige également des autorités, rapporte le quotidien  » La Tribune « , la création d’une commission indépendante et impartiale pour enquêter sur  » les dépassements des droits de l’Homme dans le pays « . Pour exposer leurs recommandations, les représentants d’Amnesty International ont, en début de semaine, demandé à rencontrer les responsables des diverses instances compétentes.

Reste à savoir si le procureur général, le président de la cour suprême ainsi que le ministère des affaires étrangères, et celui de la justice et de l’intérieur porteront une oreille véritablement attentive au programme pour le moins ambitieux de l’ONG en campagne. Il n’était pas possible mercredi soir d’obtenir un quelconque commentaire officiel.

* Milices civiles armées par l’Etat pour assurer la sécurité au niveau local.