Algérie : affrontements autour du meeting de Sellal à Ghardaïa

Le meeting d’Abdelmalek Sellal à Metliti, au sud de Ghardaïa, a été chahuté pas des dizaines de jeunes qui s’opposent au quatrième mandant d’Abdelaziz Bouteflika.

Plusieurs dizaines de jeunes ont accueilli mercredi, à Metliti, à une quarantaine de kilomètres au sud de Ghardaïa, le meeting d’Abdelmalek Sellal à coups de slogans hostiles au quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika à l’élection présidentielle. Le directeur de campagne du Président-candidat s’est retrouvé face à des jeunes qui réclamaient l’application des lois de la République.

A la sortie de son meeting, le cortège de Sellal s’est retrouvé sous une pluie de cailloux et sous bonne escorte, indique le journal en ligne TSA. « La situation a dégénéré à la fin du meeting. Sellal, qui a entamé une discussion avec cinq représentants des manifestants, a été surpris par l’arrivée d’un groupe constitué d’une dizaine de personnes qui a failli caillasser sa voiture », affirme un témoin. Le service d’ordre de l’ex-Premier ministre est rentré « en confrontation avec les manifestants » et a dû larguer de bombes « lacrymogènes pour les disperser ». On ignore si ces affrontements ont fait des blessés.

Les promesses de Sellal

Pendant le meeting, qui a duré une vingtaine de minutes, Sellal s’est engagé à faire de la région « un véritable pôle de développement économique ». « Si vous renouvelez votre confiance à notre candidat Bouteflika le 17 avril prochain, je vous promets que les problèmes socio-économiques seront résolus », a lancé Sellal à l’assistance. La région de Ghardaïa est depuis plusieurs mois secouée par de graves incidents opposant les communautés Arabes (Chaâmbas) et Berbères (Mozabites).

Le directeur de compagne de Bouteflika s’est engagé à revenir à Ghardaïa « une fois les problèmes de la région réglés définitivement ». M. Sellal a, en outre, insisté sur la préservation de « l’unité nationale et de la stabilité du pays ».

Contrairement à Metliti, Sellal a été accueilli dans de meilleures conditions à Beni Yezgen, au nord de Ghardaïa, où il a tenu son meeting dans une salle qui affichait complet. Et ce n’est d’ailleurs pas sans compter sur la présence massive des forces de l’ordre. « On dirait une ville occupée par les gendarmes », témoigne un habitant de Beni Yezgen. Là aussi, Sellal s’est engagé à régler « le problème de la wilaya une fois pour toute ».