Algérie : Abdelmalek Sellal retrouve son poste de Premier ministre

Abdelmalek Sellal a été nommé lundi Premier ministre de l’Algérie par le président Bouteflika, après avoir quitté son poste le temps de diriger la campagne du président-candidat.

A peine a-t-il quitté temporairement son poste de Premier ministre pour diriger la campagne du président-candidat Abdelaziz Bouteflika que le voilà déjà de retour aux commandes du gouvernement. En effet, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui a prêté serment ce lundi au Palais de la Nation, a nommé dans la foulée Abdelmalek Sellal chef du gouvernement.

Pourtant, « tout le microcosme algérois, à commencer par ses ennemis à l’intérieur du système, le donnait partant et fini à la veille des élections. C’était l’époque où Abdelamelek Sellal devait s’excuser de ses sorties qui affolaient les réseaux sociaux et enflammaient Batna et Khenchela. Ses propos sur les Chaouis devaient l’avoir irrémédiablement condamné, pensaient certains. Et pourtant, Abdelmalek Sellal est toujours là. Bon pied bon œil et à la barre du gouvernement », note le journal en ligne TSA. Et pour cause, Sellal est pour Bouteflika un choix confortable. Fort de ses coups de gueule et de son parler populaire, Sellal, qui un temps a essayé de s’éloigner de la feuille de route imposée par le président Bouteflika, est rapidement revenu dans les clous afin de gérer la rente économique et le statu quo politique.

Désormais, Abdelmalek Sellal est chargé de former un nouveau gouvernement, dans lequel peu de noms devraient changer par rapport au cabinet précédent, affirme l’APS. Pourtant, dans le passé, son autorité a été régulièrement contestée par des ministres qui préféraient rendre compte directement à l’entourage de Bouteflika ou au DRS. Pourquoi ne composerait-il donc pas avec de nouveaux visages au sein du gouvernement ? Car « l’homme n’a pas le poids nécessaire pour imposer ses choix au Président et au système », révèle TSA.

« Assurément Sellal aimerait avoir d’autres titulaires, mais a-t-il la possibilité de les faire partir du gouvernement ? La réponse est clairement non », ajoute encore le média en ligne. C’est donc une routine qui reprend son cours au Palais d’El Mouradia et au Premier Ministère…