Algérie : à Ghardaïa, les parents d’élèves exigent le report du bac

Les nombreux retards accumulés dans les programmes scolaires à Ghardaïa, en raison des violences qui ont éclaté depuis le mois de décembre, ont encouragé les parents d’élèves de la région à exiger le report du bac et du BEM.

Pas de bac ni de BEM en juin pour les élèves de Ghardaia et de Bounoura ? Les parents d’élèves de la région veulent y croire. En raison des nombreux retards accumulés dans les programmes scolaires, suite aux violences qui ont éclaté dans ces localités au sud de l’Algérie depuis décembre, les parents d’élèves ont saisi cette semaine les autorités locales afin de différer les dates des examens du bac et du BEM (Brevet d’enseignement moyen). Une solution qui permettrait aux élèves de rattraper ce retard.

Les élèves de Ghardaïa et Bounoura, situés à 600 km au sud d’Alger, n’ont en effet pas eu cours, ou très peu, depuis la fin du mois de novembre 2013. Les graves évènements qu’ont connu la région ont évidemment eu des répercussions sur les élèves et le corps enseignant.

Des parents et des élèves inquiets

Les élèves des lycées et des CEM (collège d’enseignement moyen) de la région, ainsi que leurs parents, ont exprimé leur inquiétude. Ils craignent un impact négatif sur les résultats si les examens sont maintenus aux dates officielles. Mais cette requête est, selon le directeur de l’éducation de la wilaya de Ghardaïa, inenvisageable.

Interrogé par El Watan, Azzedine Djillani, a en effet été catégorique : « La wilaya de Ghardaïa n’accuse pas plus de retard que les autres wilayas qui ont fait grève pendant plus de trois mois. A notre niveau, d’abord il n’y a pas eu de grève, ensuite les retards enregistrés dans certains établissements des deux communes de Ghardaïa et de Bounoura peuvent être récupérés aisément ».

Et d’enchaîner : « Cette idée de report ou de 2e session n’est pas à l’ordre du jour. Les parents d’élèves ne devraient pas s’inquiéter, nous prenons le problème en charge et nous ferons en sorte que leurs enfants passent leurs examens dans les meilleures conditions possibles, comme tous les élèves d’Algérie ».