Algérie : 7 blessés dans l’explosion de deux bombes à Aomar

Deux bombes de fabrication artisanale ont explosé lundi dans la localité d’Aomar, dans la wilaya de Bouira, faisant 7 blessés. Six d’entre eux seraient des membres des services de sécurité.

De notre correspondant en Algérie

La wilaya de Bouira, à l’Est d’Alger, de nouveau frappée par un attentat. Cinq jours après l’attaque terroriste perpétrée par un kamikaze à moto contre un convoi militaire à Lakhdaria, qui avait fait 13 blessés, la localité d’Aomar a été le théâtre lundi d’un double attentat à la bombe.

Bombe actionnée à distance

Le double attentat, attribué au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), affilié à la nébuleuse d’Al Qaida, intervient 24 heures seulement après une visite du chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika dans la wilaya de Bouira. Les attaques ont fait 7 blessés, dont 6 appartiendraient aux services de sécurité, selon des sources concordantes.

Il était environ 11 h lorsqu’une bombe de fabrication artisanale a explosé à la sortie Nord du chef-lieu de la commune d’Aomar, faisant un blessé. Trois heures plus tard, après l’arrivée des services de sécurité sur les lieux, un autre engin explosif a fait six blessés. A en croire des sources généralement bien informées, la bombe a été enfouie dans un fossé et actionnée à distance. Les blessés ont été immédiatement acheminés vers des structures hospitalières, alors que la mobilisation était à son paroxysme sur les lieux du drame.

Démonstration de force

La wilaya de Bouira est devenue le lieu de prédilection des terroristes affiliés à la branche d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (ex-GSPC) en raison de son relief montagneux et de sa proximité géographique des deux importantes zones de repli, les monts Zbarabar et Sidi Ali Bounab.

Selon certains observateurs, la série d’attentats qui a frappé Bouira ces derniers temps est une façon pour les groupes islamiques armés de démontrer à l’opinion publique nationale et internationale que leurs capacités de nuisance sont sauves, en dépit des différents coups de boutoir que leur assènent les services de sécurité.