Algérie : 56 morts en 24 heures


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Drapeau de l'Algérie
Drapeau de l'Algérie

56 personnes ont été victimes du terrorisme en l’espace de 24 heures, ce week-end en Algérie. 43 membres des forces de sécurité, selon les derniers bilans, sont morts dans un guet-apens au sud de Batna, dans l’une des zones d’action du GSPC de Hassan Hattab. 24 heures plus tard, deux familles étaient décimées dans la région de Blida.

L’embuscade tendue vendredi par un groupe armé aux forces de sécurité en opération au sud de Batna cause l’un des plus lourds bilans à l’Armée nationale populaire (ANP) depuis de nombreuses années. Quarante militaires et trois gardes communaux ont perdu la vie, dans cette région connue pour être un repère du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) de Hassan Hattab. 24 heures plus tard, deux familles étaient décimées dans la région de Blida.

Un terrain défavorable

Les para-commandos de l’ANP recherchaient un groupe terroriste qui deux jours plus tôt avait dérobé sept véhicules en dressant un faux barrage. Leur zone de recherche, qui se situait dans le mont des Aurès à 100 kilomètres au sud de Batna et à la frontière de la Wilaya de Biskra, est une région extrêmement accidentée et composée d’un maquis très dense. C’est pourquoi ils étaient accompagnés de membres du Groupe de légitime défense (GLD) local qui connaissaient parfaitement le secteur et devaient leur indiquer les caches des terroristes.

Mais ces derniers, au courant de l’opération militaire, ont attendu le passage des forces de sécurité pour faire exploser des bombes à base d’acétylène, un gaz explosif de forte puissance. Puissamment armés et stratégiquement positionnés, les terroristes, une quarantaine selon Le Matin, ne leur ont laissé aucune chance. Le dernier bilan fait état de 43 morts (40 militaires et 3 gardes communaux) et d’une quarantaine de blessés graves. Nombreux sont les observateurs à faire remarquer que cette région est une zone d’activité du GSPC de Hassan Hattab, affilié à Al-Qaida et qui aurait pour principe de n’intenter qu’à la vie des représentants de l’Etat.

Terrorisme toujours

Le groupe terroriste, qui a fait treize morts en décimant samedi soir deux familles du douar de Maramane, près de Blida, frappe aveuglément. Suivant un scénario qui se répète désespérément, les assassins, six selon les témoignages, ont attendu la tombée de la nuit pour s’introduire dans un bourg isolé et dépourvu d’électricité. Ils ont ensuite massacré les habitants – dont ils connaissaient les prénoms, selon l’un des deux survivants – à l’arme blanche, s’en prenant indistinctement aux parents dans leur sommeil, à un enfant de trois ans ou à une personne âgée.

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