Alger-Paris connectés

C’est dans le cadre de l’Année de l’Algérie en France que l’association Mosaïque du Monde a lancé son projet  » Alger-Paris connectés « . Deux centres multimédia, le premier au coeur de Bab el Oued et le second à Paris, sont désormais reliés et plusieurs élèves des deux pays vont entamer un dialogue. Et tisser des liens pas uniquement virtuels.

Mosaïque du Monde est une association dont le but est de promouvoir le dialogue des cultures par le biais d’un échange multilatéral via les nouveaux médias. Elle a décidé de profiter de l’impulsion de Djazaïr 2003 pour intégrer l’Algérie à son réseau à travers le projet  » Alger-Paris connectés « .  » Ce pays nous tient à coeur et en plus, il est jeune. Il ne pouvait donc pas rester en dehors des nouvelles technologies de l’information « , explique Nicole Koulayan, présidente de Mosaïque du Monde. Deux centres multimédia, équipés de quatorze postes chacun, ont été installés. L’un se situe dans l’ancienne église rénovée Rachid Kouache dans le quartier de Bab el Oued et l’autre est au coeur de Paris, dans l’école publique Arago. De quoi tisser des liens entre Alger et Paris par le biais d’écoles associées au projet.

Faire découvrir la culture algérienne

En plus des enseignants français, l’association a formé quinze enseignants algériens à l’outil informatique et à la façon d’intégrer Internet à leur démarche pédagogique. Les trois animateurs qui travailleront à temps plein à la médiathèque, aux côtés des deux bibliothécaires, ont également suivi une formation spécifique.  » Les deux centres sont prêts à accueillir les élèves de différentes écoles algéroises et parisiennes. Certaines ne viendront que pour une demi-journée alors que d’autres participeront plus activement au projet et pourront enrichir le site commun. L’idée est véritablement de déclencher une dynamique d’échange « , indique Blaise Mercier, chef de projet pour l’association.

Mosaïque du Monde espère en effet faire découvrir la culture algérienne par le biais des nouvelles technologies. Les écoliers français y sont sensibilisés par les formateurs. A côté de cela, ils informent leurs camarades algérois des différentes manifestations de l’Année de l’Algérie en France. Un journal virtuel, accompagné d’une version papier, va, entre autres, être mis en place dès la mi-mars. Il sera alimenté par des articles que rédigeront les classes impliquées dans le projet. Une attention particulière sera portée aux problèmes environnementaux et de développement durable. Ce sont les animateurs algérois qui auront la responsabilité du contenu éditorial.

Médiathèques à vocation pérenne

Le projet, s’il paraît simple, est innovant et ambitieux. C’est la première fois que des Algériens bénéficient d’un accès collectif et éducatif à l’Internet. Bien entendu, la médiathèque continuera de fonctionner après la fin de l’Année de l’Algérie en France.  » L’action doit continuer, l’Année de l’Algérie a servi de catalyseur. Mais c’est un vrai réseau que nous comptons mettre en place « , insiste Nicole Koulayan. Ainsi, de nouveaux centres devraient voir le jour, comme celui prévu sur la place du 1er mai et une trentaine de responsables de médiathèques algérois vont être formés à l’animation. Alger, doucement, tisse sa toile.

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