Akram Louiz affronte la réalité en votre compagnie

Akram Louiz
Akram Louiz

Akram Louiz est un humain francophone d’origine marocaine et de culture arabe. Akram Louiz est un humain de l’Afrique qui souhaite la vie décente à tous les humains. Akram Louiz est un humain qui souhaite, comme tous les autres humains, réussir au sein de la nouvelle société mondialisée qui nous réunit. Néanmoins, Akram Louiz ne pense pas encore qu’il a pu convenablement comprendre le mot “réussir” dans sa vraie définition sociologique. Le terme “réussir” est peut être un mot qui ne se comprend que rarement. L’humain ne peut comprendre ce terme que lorsqu’il se regarde après que toute la société lui a confirmé la réussite. Le terme “réussir” est un rayon rare qu’on perçoit en provenance du miroir qui nous renferme et qui s’élargit. Cette nouvelle société mondialisée constitue ce miroir qui pèse actuellement environ 8 milliards de personnes.

Après la fin des contrats de ses œuvres publiés en France , Akram Louiz vous expose dorénavant son art gratuitement car il pense que vos opinions valent plus que l’argent. Dans tous les cas, Akram Louiz pense qu’il n’a pas assez de bonnes relations dans cette large société mondialisée pour vendre une quantité de livres équivalente à celle vendue par Yuval Noah Harari ou par Agatha Christie.

Le directeur de la maison d’édition “Le Lys Bleu” assure que ses mails font foi pour authentifier l’acte de résiliation des contrats. Les tribunaux français peuvent trancher à ce sujet mais Akram Louiz a hâte de vous proposer de lire des fragments de ses écrits concernant la thématique du réalisme social. Il vous expose alors la première introduction de son roman intitulé “L’affranchissement”, mais il n’a surtout pas oublié de cueillir pour vous deux fleurs de son recueil poétique intitulé “Trente Fleurs”. Les deux œuvres sont désormais accessibles gratuitement autant que ses sujets de recherche littéraire sur la plateforme Researchgate.

En écrivant, Akram Louiz veut prouver à notre grande société qu’il existe et il attend impatiemment d’avoir la confirmation de votre part qu’il réussit. Veuillez agréer ces fragments:

Un poème extrait du recueil poétique « Trente fleurs »:

 Les gouverneurs

 Description : Un sonnet marotique fait d’alexandrins.

Vous semblez très humbles en demandant nos voix

Sous votre joug, maintenant, nos jours sont minables

Vous servez les escrocs pour un dessous-de-table

Vous amassez l’argent en transgressant la loi

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Pourquoi voter si la politique déçoit ?

Nous élirons encore une fois d’autres diables

Nous ne comptons plus venir écouter vos fables

Trop de discours mais où sont les nouveaux emplois ?

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Affranchissons-nous en brisant toutes ces chaînes

Ni votes ni suffrages n’arrêtent nos peines

Les gouverneurs veulent qu’on suive le troupeau

Nos valeurs nous empêchent de courber l’échine

Ils veulent qu’on les serve comme des machines

Ils veulent qu’on trime pour régler les impôts

 Introduction extraite du roman « L’affranchissement »:

Considérez-vous comme chanceux si vous avez du temps libre pour vous amuser ou pour lire ces lignes, car le mondialisme incoercible est capable de vous englober pour vous rendre serviles à plein temps au système épouvantable du capitalisme.

Le capitalisme cruel a utilisé la mondialisation technologique pour se déployer en détruisant le socialisme solidaire qui, lui, manquait malheureusement les moteurs de la concurrence entre les citoyens. On s’est retrouvé finalement dans un environnement où tout le monde est prêt à faire l’impossible pour escalader une montagne de hiérarchie afin d’avoir un meilleur salaire, et qui malgré tout n’assouvit jamais.

Moi, je faisais partie d’un équipage de marins qui naviguaient bravement à bord d’un navire ridicule. Heureusement, la mer était souvent clémente et si fière qu’elle n’avait jamais voulu nous montrer toute sa puissance. Nous savions tous qu’elle tuait facilement par ses caprices pour vaincre l’intelligence et défier la créativité de l’homme, or quand les vagues nous berçaient sympathiquement, nous pouvions surmonter la morosité qui débordait du maudit navire, et nous arrivions à remplir nos fonctions en toute quiétude.

Regarder secrètement les photos de nos proches ne nous faisait que regretter notre situation. Nous nous sentions tous incarcérés, mais la vie à terre nous avait tellement mortifiés que nous ne la souhaitions plus jamais. Nous nous racontions nos tragédies et nos anecdotes. Les larmes et les rires nous réunissaient dans des moments d’empathie si chaleureux qu’ils nous faisaient oublier nos craintes, et nous encourageaient à vivre un lendemain aussi difficile que la veille.

J’étais le plus jeune de l’équipage et au niveau le plus bas de sa hiérarchie. Je devais alors travailler plus que les autres à bord de ce tas de ferraille où rien ne fonctionnait convenablement. Mon travail commençait dès l’aube. À mon réveil, l’aurore remplissait mon cœur d’optimisme alors que ma première cigarette me consolait de l’amertume de mes souvenirs de la vie à terre.

Chaque jour, des millions de personnes naissent pour que le capitalisme sauvage qui nous gouverne les exploite. Les gens apprennent dès leur plus jeune âge à faire confiance aux médias qui leur font un siège étouffant afin de bien les programmer. Les médias veulent les rendre des consommateurs qui dilapident l’argent sans le moindre regret. Ces tentacules du capitalisme cruel ne cessent pas de créer malicieusement de nouvelles tentations inutiles aux gens puis de les convaincre que ce sont des besoins vitaux. Les gens se retrouvent alors dans l’obligation de dépenser de plus en plus et parfois même de prendre le risque de s’endetter. C’est ce processus qui nous piège dans un tourbillon matérialiste et nous rend, malgré nos principes, esclaves par nos dettes, nos tentations, nos faiblesses et par notre manque de moyens.

Moi, je présentais l’exemple d’un bon dilapidateur. À terre, j’étais un grand parieur qui s’adonnait au tabac, à l’alcool, aux drogues et qui avait le plaisir de fréquenter les endroits chers, bref, la programmation médiatique ne pouvait pas espérer mieux de moi. Ce mode de vie m’avait tellement ruiné que je risquais la prison. Mon salaire modeste ne suffisait même pas à rembourser mes dettes, en plus, je m’étais persuadé que quoi qu’il en soit, aucun salaire ne pouvait suffire à un homme comme moi. J’avais fini par comprendre que j’étais captif dans une toile d’araignée abominable où plus je me débattais, plus je me faisais prendre. Je devais absolument m’évader loin de tous ces pièges qui m’entouraient. Je devais me sauver vers un nouveau monde où j’allais pouvoir me corriger, et le travail maritime secret était ma seule issue.

En mer, j’avais découvert que j’étais un vrai croyant. Quand les vagues se jouaient de notre navire ridicule, j’arrêtais de méditer sur l’existence d’un dieu ou sur la véracité des thèses religieuses. Je ne pouvais que regarder le ciel en me repentant très fort de tous les péchés que je m’amusais à commettre dans ma vie à terre. Certes, jamais un algorithme religieux mathématiquement logique n’avait pu un jour répondre à toutes mes questions métaphysiques, mais j’avais découvert en mer que la subjectivité humaine m’était suffisante pour croire en un dieu si majestueux que je ne pouvais pas le percevoir, mais sûrement si omnipotent qu’il faisait de nous ce qu’il voulait.

À un âge précoce, j’avais tellement erré, et je m’étais retrouvé si faible que seul un miracle pouvait me procurer une vie meilleure.

Un poème extrait du recueil poétique « Trente fleurs »:

Mes recherches

 Description : Un rondeau fait de décasyllabes.

Je sors des recherches qu’on devrait lire

Pensez-vous que quelqu’un m’aide à écrire ?

Les gens n’épaulent que leurs descendants

On ne veut le succès qu’à ses enfants

Votre réquisitoire me fait rire

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Les diables ne me font que les délires

Je n’ai pas d’autres secrets à vous dire

Avouez que j’ai l’esprit imposant

Je sors des recherches !

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C’est ma souche arabe qui se déchire

Arrêtez de penser que je conspire

Je mène la lutte des conquérants

Je n’accepte jamais d’être perdant

Ne pensez plus que mon peuple est le pire

Je sors des recherches !

 

Par Akram Louiz: Auteur, poète, Lieutenant de première classe de la marine marchande