Ahmed Sylla, en vrai

A tout juste 23 ans, Ahmed Sylla crève le petit écran. Le jeune nantais, d’origine sénégalaise, s’est fait remarquer par la team du « Samba Show » avant d’atterrir dans l’émission « On ne demande qu’à en rire », sur France 2. Au fil des passages, Ahmed Sylla est devenu l’un des humoristes préférés du jury du programme et surtout du public. Rencontre.

Du « Samba Show » à « On ne demande qu’à en rire« . Ahmed Sylla a un don, celui de faire rire. Depuis le 4 décembre, le comique en herbe se produit sur l’une des scènes du Palais des glaces, à Paris, dans le cadre de son spectacle : « A mes délires« .

La grosse tête, Ahmed Sylla ne connaît pas. Proche de son public, l’humoriste fait preuve d’une modestie qui force l’admiration. Pendant ses prestations, il n’hésite pas à converser avec le public. Un spectacle dans lequel il livre une grande partie de sa vie, version décalée, à commencer depuis sa naissance. A contrario, le public est proche de l’humoriste au point de lui souhaiter, en chant, son anniversaire en plein spectacle, jeudi soir. C’est dans sa petite loge au théâtre du Palais des Glaces qu’Afrik.com a rencontré Ahmed Sylla.

Afrik.com : Racontez-nous ce passage de l’ombre à la lumière ?

Ahmed Sylla :
J’ai commencé avec l’équipe du Samba show qui m’a repéré lorsque j’habitai encore à Nantes. On a fait un plateau d’humoriste à Paris. C’est après, en collaboration avec mon producteur, Samba Kanté, que j’ai décidé de passer les castings pour l’émission « On ne demande qu’à en rire » (ONDAR, ndlr). Ca a été un tremplin énorme. C’est grâce à cette émission que le public m’a découvert.

Afrik.com : Quel est le concept du Samba Show ?

Ahmed Sylla :
Un show familial. L’équipe du Samba Show existe depuis maintenant quatre ans. Le but est de mixer à la fois l’humour, la danse et le chant. Il y a notamment Joe danseur, des « 4 danseurs fantastiques », de l’émission « La France à un incroyable talent » sur M6, Monsieur Tombola, que l’on ne présente plus, et bien d’autres encore. On essaie de réunir tous les pôles urbains artistiques que l’on met en lumière tout en assurant un excellent show. D’ailleurs, cette année le Samba Show a lieu samedi 16 mars au Folies Bergère.

Afrik.com : Vous êtes devenu l’un des Chouchous de ONDAR…

Ahmed Sylla :
C’est vrai que le jury m’a parfaitement adopté et je vis une belle histoire d’amour avec lui et le public.

Afrik.com : Le « comique urbain » commence à prendre un peu plus de place à la télévision. Est-ce que sans ce genre d’émission, comme ONDAR ou le Comedy club, les humoristes de ce milieu ont la possibilité d’avoir une telle couverture médiatique ?

Ahmed Sylla :
C’est hyper dur. Il y a beaucoup d’artistes avec un talent énorme, qui ne sont pas forcément mis en lumière car ils n’ont pas accès à ce genre de tremplin. Pourtant, en France comme ailleurs, la visibilité donne du crédit à l’artiste et c’est ce qui pousse les gens à aller voir les spectacles. Sans ONDAR, je ne pense pas que mon spectacle afficherait complet.

Afrik.com : Justement, parlons de votre spectacle. Les histoires que vous racontez, notamment sur votre famille, sont-elles vraies ?

Ahmed Sylla :
Je ne dis jamais ce qui est vrai ou non (sourire). J’aime bien laisser les gens dans le flou, et les laisser s’imaginer une histoire. Allez, disons qu’à 85% je raconte mon histoire, mon parcours. Je commence depuis la naissance. C’est un mélange de stand-up et de spectacle avec beaucoup de personnages joués. C’est ma vie, ma petite vie, ma courte vie de 23 ans.

Afrik.com : On remarque, notamment dans vos apparitions à ONDAR, que vous prenez plaisir à vous déguiser en femme…

Ahmed Sylla :
(Rires) Je prends en effet beaucoup de plaisir à imiter les femmes. Tout petit déjà, je m’amusais à chausser les talons de ma mère et je retournais dans ma chambre avec une claque de mon père. Même si j’ai grandi dans une cité, je suis totalement décomplexé. Les personnes qui me connaissent savent que ça reste de l’humour.

A suivre : l’interview décalé d’Ahmed Sylla