Agression dans le métro à Lille : non-assistance à personne en danger ?

Le procureur de Lille a fait ouvrir une enquête pour non-assistance à personne en danger, suite à l’agression sexuelle d’une jeune femme, devant un parterre d’hommes restés les bras croisés, mardi soir, dans le métro.

Frédéric Fèvre, procureur de Lille, a fait ouvrir une enquête pour non-assistance à personne en danger, suite à l’agression sexuelle d’une jeune femme, devant un parterre d’hommes restés les bras croisés, mardi soir, dans le métro.

Environ dix personnes ont été témoins, mardi soir, d’une partie de l’agression d’une Tourquennoise de 29 ans. Leur absence de réaction a conduit le procureur de Lille à ouvrir une enquête. Frédéric Fèvre a en effet demandé à la police d’éplucher les images de vidéosurveillance du métro dans le but de de vérifier si oui ou non, il y a eu non-assistance à personne en danger.

« La non-assistance à personne en danger est un délit puni de cinq ans de prison et de 75 000 euros d’amende. C’ est le fait de ne pas intervenir pour aider une personne sans risque pour soi-même ou autrui. La loi condamne l’indifférence mais n’impose pas l’héroïsme. Cela renvoie à un problème de société. Le paradoxe, c’est qu’il y a une exigence de solidarité de plus en plus forte et, dans le même temps, l’individualisme règne en maître. Bien souvent, quand des gens assistent à une agression, ils détournent le regard plutôt que d’aider… », indique le procureur qui insiste que « ce qui est regrettable, c’est que personne n’ait songé à tirer le signal d’alarme ».