AGOA-Gabon : plus de 1000 délégués attendus à Libreville

Le 14e forum international de l’AGOA (African Growth Opportunity Act), qui se tiendra du 24 au 27 aout à Libreville, verra la participation de plus de 1 000 délégués officiels en provenance de 39 pays, sans compter les hommes de médias, les experts et autres personnalités économiques indépendantes.

A Libreville,

« AGOA 15 Ans : pérennisation du partenariat pour le commerce et l’investissement entre les Etats-Unis et l’Afrique ». Tel est le thème de cette 14e édition du forum international de l’AGOA. Le ministre gabonais du Commerce, Gabriel Tchango, au cours d’un point de presse tenu le 16 avril dernier à Libreville, a invité toutes les composantes de la nation à la mobilisation, en vue de la réussite de l’événement. « L’organisation de cette 14e édition au Gabon est une aubaine pour les opérateurs économiques gabonais et africains désireux d’exporter leurs produits sur le marché des Etats-Unis », a déclaré le ministre gabonais du Commerce.

L’AGOA est une loi américaine votée en mai 2000 par le congrès américain sous l’égide du Président Bill Clinton. Cette loi permet au pays de l’Afrique subsaharienne d’exporter plus de 5 000 produits aux Etats-Unis sans frais de douane. Cette loi vise à promouvoir le commerce et les investissements entre les Etats-Unis et l’Afrique subsaharienne, à encourager le développement économique et les reformes en Afrique, favoriser un accès et des possibilités accrues pour les investisseurs et les entreprises en Afrique subsaharienne et supprimer les contingentements au textile et aux vêtements en provenance d’Afrique subsaharienne. Elle vise aussi à encourager la diversification de l’économie dans les pays les plus pauvres d’Afrique et le recours à l’assistance technique pour consolider les reformes et le développent économiques sur le continent.

Afin de mieux faire connaître cette loi au Gabon, le gouvernement a entrepris certaines actions. Entre autres, l’organisation d’un séminaire de vulgarisation de l’AGOA et d’un atelier sur la stratégie d’exportation, ainsi que l’organisation d’un séminaire de renforcement des capacités des entreprises gabonaises sur l’exportation de leurs produits sur les USA.

Selon des sources diplomatiques, l’AGOA, depuis 10 ans, a été l’un des principaux outils des Etats-Unis pour développer des partenariats actifs et stimuler le développement du commerce et de l’investissement en Afrique. « Grâce à l’AGOA, l’Afrique a diversifié son économie. Les exportations africaines de l’AGOA non liées aux recettes pétrolières vers les Etats-Unis, en 2013, ont été de 4,9 milliards de dollars, soit près de 4 fois le niveau de 2001, lorsque l’AGOA a commencé. Et l’investissement de l’AGOA a permis la création de plus de 300 000 emplois en Afrique subsaharienne », soutenait, récemment à Libreville, Katherine Brucker, chargé d’Affaires à l’ambassade des Etats-Unis au Gabon, lors d’une rencontre avec les femmes d’Affaires du pays.

Katherine Brucker a invité les hommes d’Affaires africains à profiter de l’organisation de ce forum au Gabon, afin « de développer et d’approfondir leurs partenariats économiques avec les Etats-Unis ». L’AGOA a permis par exemple au secteur manufacturé du Lesotho de créer plus de 40 000 emplois et aux producteurs camerounais de vendre des produits directement aux USA pour plus de 284 milliards de FCFA, en quelques années. Malheureusement, cette loi n’est pas très connue en Afrique. D’où la nécessité de la vulgariser auprès des opérateurs économiques du continent.