Afrique : lancement d’une campagne contre les faux médicaments

La fondation française Chirac a lancé, ce lundi, une campagne médiatique de sensibilisation à destination particulièrement de l’Afrique contre la dangerosité des faux médicaments, très répandus sur le continent.

La campagne de sensibilisation de la fondation Chirac à l’encontre de la dangerosité de l’utilisation des faux médicaments, avec le slogan « Le médicament de la rue tue », a été lancée, ce lundi 14 septembre 2015, à destination des Africains.

« La prise de faux médicaments peut entraîner une résistance accrue aux vrais médicaments, de nouvelles maladies, des handicaps ou la mort », a indiqué la fondation, créée en 2008 par l’ancien président de la République française, Jacques Chirac. Cette structure pour objectif d’œuvrer en faveur de la paix, de l’environnement et de la santé. Dans le cadre de cette campagne, des spots radio et télé doivent être diffusés dans les médias francophones comme Radio France internationale, France 24, TV5 Monde et les chaînes Trace.

Un médicament sur 10 falsifiés

Chaque année, près de 800 000 personnes meurent à cause des faux médicaments, majoritairement en Afrique, selon un chiffre rapporté par cette fondation. Le manque d’accès aux médicaments de qualité et leur prix élevé sont les deux raisons qui poussent la plupart du temps les personnes à vouloir se fournir sur le marché noir des médicaments. Sur les marchés de nombre de villes d’Afrique, les faux médicaments sont en accès libres.

Dans certains cas, ces produits peuvent contenir les bonnes substances mais en quantité insuffisante. Des produits toxiques sont parfois retrouvés également dans les faux médicaments comme de l’antigel, de la mort-aux-rats ou encore de la poussière de peinture. Un médicament sur 10 en circulation serait falsifié, selon l’Organisation mondiale de la Santé qui précise qu’un sur deux vendus sur Internet, serait un faux.

Entre 30 et 70% des médicaments vendus en Afrique seraient des faux, selon l’organisation onusienne. Le trafic de faux médicaments, en provenance de Chine ou d’Inde en grande majorité, est particulièrement lucratif et rapporterait 20 à 45 fois plus que le trafic de drogue.