Afrique : Histoire, économie et politique ou pourquoi il faut lire ses classiques

Cette home page quelque peu austère constitue un véritable outil de culture générale sur l’Afrique et les nations qui la composent. A voir a-b-s-o-l-u-m-ent.

Africophiles curieux, généralistes, encyclopédistes,  » Afrique : Histoire, économie et politique », est un site Internet fait pour vous (le lien a été retiré car le site ne fonctionneplus).

Si l’austérité de son intitulé et la pauvreté des iconographies peuvent rebuter de prime abord, cette home page contient une base de données classée par pays, qui ferait rougir plus d’un animateur de site dédié au continent noir. Données statistiques, avec les chiffres clés de l’économie de chaque nation. Données historiques avec des résumés succincts et de solides éléments géopolitiques permettant de comprendre les réalités contemporaines.

Le contenu est également rehaussé d’un mini-dossier de presse, dédié (rubriquage oblige) aux nations d’Afrique.

La force de ce site vient du fait qu’il échappe aux travers d’un média tout en évitant avec un même bonheur, les hermétismes universitaires. Ni collé à l’actualité, ni perdu dans les méandres d’un domaine de recherche par trop étroit pour intéresser le grand public, il constitue un bel exemple de démocratisation du savoir : chiffres et statistiques, quoi que parfois un peu vieillots, sont à l’évidence vérifiés et… justes. Ce qui sur Internet est suffisamment rare pour être souligné.

Quid du Sénégal

Les mises en perspectives géopolitiques sont pertinentes, à défaut d’être osées. Ainsi (ré – ?)apprend-t-on que le Sénégal  » de superficie et de population  » modeste,  » exerce un fort rayonnement extérieur (…) dû à l’ancienneté de ses liens avec l’Europe (…) et au rôle de Dakar qui fut la capitale de l’Afrique occidentale française « . Toutefois le pays  » est handicapé par une discontinuité territoriale majeure : la Gambie, ex-colonie britannique sépare la Casamance du reste du pays « . L’éphémère fédération sénégalo-gambienne n’a tenu que sept ans, rappelle  » Afrique : Histoire, économie et politique « , laissant  » l’humide et forestière Casamance  » en proie aux tentations sécessionnistes et aux contrebandes de tous poils.

A conseiller à tous ceux qui ont lu  » Pourquoi il faut lire les classiques « , d’Italo Calvino. Tant il est vrai qu’il est des lectures qu’on affirme communément  » relire « , alors que la modestie devrait nous pousser à dire  » lire « .