Afrique du Sud : une vague de licenciements secoue le secteur minier

Le groupe sud-africain Gold One a annoncé le licenciement de plus de 1 400 employés, tandis qu’Anglo American Platinium s’est séparé de 2 160 grévistes, mardi 9 octobre.

La crise sociale se poursuit dans le secteur minier en Afrique du Sud. Le groupe sud-africain Gold One a annoncé mardi 9 octobre le licenciement de plus de 1 400 employés, tandis que le producteur d’uranium Anglo American Platinum, a mis 2 160 grévistes de la mine de Bokoni à la porte. Dès le début de la grève, la direction de Gold One avait suspendu les grévistes après avoir obtenu de la justice du travail l’interdiction du mouvement. Dans un communiqué publié par la direction de Gold One, le licenciement de ces salariés était l’ultime recours « dans la plupart des cas, il n’y avait pas suffisamment de facteurs atténuants contre la sanction du licenciement », précise-t-il. Les 1 435 mineurs concernés, sur un effectif total de 1 900 personnes à Ezulwini, peuvent faire appel jusqu’à jeudi 11 octobre.

L’Afrique du Sud est touchée depuis deux mois par une grève qui a démarré à la mine de platine de Marikana près de Rustenburg (nord) avant de s’étendre à tout ce bassin minier, puis à des mines d’or. Près de 100 000 personnes, mineurs de plusieurs secteurs, mais également transporteurs routiers, sont en grève actuellement en Afrique du Sud pour réclamer de meilleurs salaires.

Le 16 août, trente-quatre ouvriers avaient été tués par la police. Ces agissements sont décrits sous le terme de « massacre » par l’ensemble des médias internationaux et comparés aux évènements qui se sont déroulés à Sharpeville en 1960. Les démêlées récents avaient abouti à des augmentations de salaire de plus de 20% ce qui a poussé des employés des autres mines à exiger des primes similaires.