Afrique du Sud : les syndicats des mines d’or refusent les augmentations

Les miniers d’or sud-africains entament un véritable bras de fer avec le patronat. Ils ont refusé ce mardi, les offres d’augmentation faites par leurs employeurs. Ce qui laisse craindre une nouvelle vague de grèves dans le pays.

Sept mines d’or, dont les géants AngloGold Ashanti et Gold Fields, ont offert une augmentation maximale de 6,5% des salaires ce mardi. Une offre qui a été immédiatement rejetée par l’Union nationale des travailleurs miniers (NUM). Pour quelles raisons les syndicats refusent-ils les augmentations ?

Bras de fer entre les miniers et le patronat

L’Union nationale des travailleurs miniers estime que cette offre est « une insulte grave pour les travailleurs pauvres ». Des augmentations entre 60 et 120 % de salaires, c’est ce que réclament les syndicats représentant les travailleurs du secteur de l’or, quand le patronat en propose 6 %. Si leur demande n’est pas satisfaite, certains membres du syndicat menacent d’aller en grève. Les conditions de vie des miniers deviennent de plus en plus difficiles. L’un d’entre eux joint par RFI estime que les employeurs ne répondent pas à leurs revendications. La Chambre des mines qui négocie pour les employeurs a averti que le secteur des mines d’or « demeurait dans une situation financière périlleuse et peut difficilement supporter de nouvelles hausses de salaires et des grèves ».

La « saison des grèves » en marche

Comme chaque année, les principaux syndicats annoncent que les négociations sur les conventions collectives sont arrivées à un point de blocage. En Afrique du Sud, plusieurs mouvements sociaux sont en cours et sont annoncés dans le secteur automobile, le bâtiment, le transport aérien, le textile. On appelle cela la « saison des grèves ». Leurs revendications portent sur la question du transport, du logement, du système de santé mais aussi sur celle des augmentations de salaire. Les mineurs devraient vraisemblablement rejoindre les dizaines de milliers de salariés de l’industrie automobile, de la construction et de l’aviation qui font grève pour améliorer leurs salaires. Les employés des stations-service, les mécaniciens et les employés des marchands de voitures comptent eux aussi aller en grève, à partir de la semaine prochaine.