Afrique du Sud : les mineurs de platine menacent de prolonger leur grève d’un mois

Le syndicat AMCU a prévenu que la grève des mineurs de platine en Afrique du Sud qui réclame des revalorisations salariales peut durer un mois.

Alors que tous espéraient que les négociations avec les trois producteurs de platine, à savoir Anglo American Platinum (Amplats), Impala Platinum (Implats) et Lonmin allaient déboucher sur quelque chose de concret, il n’en est toujours rien. Le syndicat AMCU, à l’initiative du mouvement, menace que la grève des mineurs de platine sud-africains, qui réclament des revalorisations salariales, « peut durer un mois ». Selon Jimmy Gama, trésorier et chef de file du syndicat, qui s’est confié à l’AFP, « on va probablement se réunir à nouveau, la semaine prochaine ».

Les mineurs « vont rester en grève tant qu’ils ne sont pas satisfaits », a ajouté le syndicaliste, indiquant qu’il s’apprêtait à communiquer au patronat « la réponse des adhérents qui ont rejeté jeudi la nouvelle offre salariale mise sur la table ». Depuis le 23 janvier, ils sont près de 88 000 à participer à la grève autour de Rustenburg (nord), à l’appel d’AMCU. Les protestataires réclament 12 500 rands (825 euros) de salaire mensuel.
Toutefois, le syndicat n’a pas exclu que les grévistes puissent accepter de signer un accord étalé sur trois ans. « Ils le prendraient en considération. Si les mineurs voient qu’il y a quelque chose, ils ne le refuseront pas », a-t-il dit, sauf la proposition présenté mercredi qui prévoit 7,5% à 9% de hausse la première année.

Selon le chef de file de AMCU, « pour les mineurs au plus bas de l’échelon, cela fait passer leur salaire de 5 000 à 5 400 rands puis 6 000 et quelques, au bout de trois ans », ce qui reste loin des 12 500 rands revendiqués par le syndicat. D’après lui, un accord sur trois ans aurait l’avantage pour les employeurs de les mettre à l’abri d’une grève pendant toute la période. « Si on signe pour trois ans, il faut attendre jusque là et jusqu’à ce que ça expire pour faire de nouveau grève ». Preuve que le bras de fer entre les grévistes de platine et leurs employeurs ne fait que commencer.