Afrique du Sud : le téléphone portable et le cancer

Le Bureau sud-africain de normalisation (SABS) annonce qu’il va investir des millions de rands pour étudier la radioactivité des téléphones portables. Et donc, les risques de cancer. Le SABS veut surtout être le premier à inventer un appareil de mesure de radiations. Rand oblige.

Des millions contre le cancer.  » Nous voulons étudier les effets de l’utilisation du portable, surtout le phénomène de radiation. Pour cela, il faut que nous développions les équipements nécessaires « , explique Kenny Mathivha, représentant du Bureau sud-africain de normalisation. Le SABS veut occuper le terrain des équipements de mesures des radiations.  » Top secret ! « , s’exclame Kenny Mathivha, mi-sérieux, mi-taquin. Il ne dira pas un mot de plus sur le genre d’équipement que compte développer la SABS.  » Secret business ! Ce genre d’équipement coûte des millions de francs.  »

Rands et protection

Des millions pour la recherche.  » Nous testons tous les produits d’importation pour voir s’ils n’ont pas une incidence médicale sur la santé de nos concitoyens « , poursuit le représentant de le SABS. Pourtant, les recherches faites par les différents centres médicaux n’ont pas mis à jour un lien entre le téléphone portable et le cancer.  » Cela ne prouve pas que ce lien n’existe pas. Nous ne voulons prendre aucun risque. Il y a des millions de téléphones cellulaires en Afrique du Sud « , souligne Kenny Mathivha.

Guerre commerciale. En investissant des millions de rands dans la recherche d’un appareil fiable capable de mesurer l’absorption des radiations émises par le téléphone cellulaire, la SABS entend faire de l’Etat sud-africain le premier pays dans ce secteur stratégique.  » Nous sommes le seul pays au monde avec l’Australie à croire à ce projet « , affirme Kenny Mathivha. D’où tous les secrets qui entourent cet appareil.