Afrique du sud : le procès des présumés agresseurs de Kayumba Nyamwasa entre dans la phase des plaidoiries


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Le bal des plaidoiries de la défense s’est ouvert mardi dans le procès pour tentative d’assassinat contre l’ancien général rwandais Kayumba Nyamwasa, à Johannesburg, en juin 2010.

Après des mois d’attente ponctués de reports, le procès des présumés agresseurs de Kayumba Nyamwasa semble enfin entrer dans sa phase finale. Depuis plus de trois ans et demi, six personnes comparaissent devant la justice sud-africaine pour une tentative d’assassinat sur cet ancien chef d’état-major du Rwanda, le 19 juin 2010. Un procès sensible qui s’étire en longueur du fait des nombreux reports dont il a fait les frais.

Mardi, ce sont les plaidoiries de la défense qui ont commencé. Tour à tour, les avocats des six accusés, trois Tanzaniens et trois Rwandais, tenteront donc de disculper leurs clients des faits qui leur sont reprochés. Aussi, l’une des avocates de la défense a-t-elle tenté dès mardi de soulever des incohérences dans le témoignage du général, selon RFI. Pour elle, il est en effet clair que l’ex chef d’état-major rwandais n’a pas pu identifier précisément le tireur, alors qu’il ne l’a aperçu que quelques secondes lors de la dite tentative d’assassinat. D’autre part, elle a mis en évidence les nombreux points divergents entre son témoignage et celui de sa femme, présente lors de l’attaque.

Il y a quelques jours, le procureur avait amené des preuves à charge contre les six accusés, à savoir des SMS et coups de fil qui tendraient à prouver que tous étaient en contact avant la tentative d’assassinat, bien qu’ils affirment ne pas se connaître. Mais, selon la défense, l’analyse de ces données téléphoniques ne serait pas suffisante pour les lier les uns aux autres.

Un procès sensible

Le général Kayumba Nyamwasa accuse les autorités rwandaises d’avoir été les commanditaires de cette tentative d’assassinat, soutenant que le régime de Kigali chercherait toujours à l’éliminer.
Sa résidence sud-africaine avait ainsi été attaquée début mars par des hommes armés. Deux mois auparavant, c’est l’un de ses proches, Patrick Karegya, l’ancien chef des renseignements extérieurs rwandais, qui avait été assassiné dans un hôtel de Johannesburg.
En exil en Afrique du Sud depuis plusieurs années, le général Kayumba Nyamwasa vit depuis 2010 sous la protection des services de sécurité sud-africains. Les plaidoiries de la défense continuent mercredi.

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