Afrique du Sud : le ministère de la Sécurité d’Etat mis en insécurité

La ministre sud-africaine de la Sécurité d’Etat

Au ministère sud-africain de la Sécurité d’Etat, c’est quasiment la panique. Ayanda Dlodlo, ministre sud-africaine de la Sécurité d’Etat en charge des services d’espionnage du pays a découvert que son téléphone, ainsi que celui de son adjoint, Zizi Kodwa, et ceux de plusieurs membres de son Cabinet ont été piratés.

Ils sont chargés des services d’espionnage, et donc de la sécurité de leur pays, mais ce sont eux-mêmes qui sont finalement espionnés par des inconnus qui ont réussi à cloner leurs téléphones portables. Ils s’agit de la ministre de la Sécurité d’Etat sud-africaine, Ayanda Dlodlo, de son adjoint, Zizi Kodwa, et de plusieurs membres de son staff dont des responsables de la State Security Agency (SSA).

L’information a été donnée hier, mercredi 26 février, par le porte-parole de la ministre, Mava Scott. En effet, la découverte a été faite lorsque des personnes ont reçu des messages émanant du téléphone de l’adjoint de la ministre, Zizi Kodwa, alors que ce dernier affirme n’avoir jamais envoyé de pareils messages. Cette terrible découverte fait suite à un cambriolage intervenu, quelques jours plus tôt, dans les locaux de la SSA où un coffre-fort a été ouvert et des documents confidentiels ainsi qu’une somme d’argent non précisée ont été emportés.

Au moment où ces événements se produisent, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la capacité réelle de la SSA à accomplir la mission qui est la sienne et à protéger les données sensibles qu’elle est appelée à manipuler à l’occasion de son travail. Ceci, d’autant plus que le cambriolage subi plus tôt est soupçonné d’avoir été organisé de l’intérieur de la structure, puisque les cambrioleurs connaissaient la combinaison du coffre-fort et n’auraient volé que 150 000 rands sur les millions stockés aussi bien en devises locales qu’étrangères, selon certaines sources sud-africaines.

Une enquête policière a été ouverte pour mieux comprendre cette affaire qui met à nu les failles du système sécuritaire sud-africain au plus haut niveau.