Afrique du Sud : le gouvernement lève l’interdiction de vente de boissons alcoolisées

Le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa

Depuis ce 1er juin, les Sud-Africains sont à nouveau autorisés à acheter de l’alcool. En Afrique du Sud, les boissons alcoolisées peuvent être commercialisées du lundi au jeudi. Cependant, seule la consommation à domicile est autorisée.

Au début du Coronavirus en Afrique du Sud, le gouvernement avait pris la décision d’interdire la vente de boissons alcoolisées. D’après la déclaration d’un officiel, cette interdiction avait pour but d’aider les hôpitaux et les officiers de police à se concentrer davantage sur leurs actions dans la lutte contre le Covid-19.

Une forte baisse des violences

La consommation de boissons alcoolisées est à l’origine de plusieurs problèmes sociaux, tels que les violences domestiques pour lesquelles les forces de police sont généralement mobilisées. Les accidents dus aux états d’ébriété provoquent des hospitalisations et donc l’occupation massive des lits d’hôpitaux. Grâce à cette interdiction, le gouvernement a voulu libérer les lits d’hôpitaux pour les malades.

Selon la police et les médecins, l’impact de l’interdiction de la vente et de la consommation d’alcool a été très significatif. Cela a notamment contribué à la baisse considérable d’admissions de victimes.

L’alcool, un problème sérieux en Afrique du Sud

L’Afrique du Sud est considérée comme l’un des pays ayant les taux les plus hauts de criminalité en Afrique. Cette violence est surtout alimentée par la consommation d’alcool. En week-end, les forces de l’ordre et les hôpitaux sont submergés.

Afin de relancer son économie, le pays a décidé d’alléger quelques restrictions prises dans le cadre du confinement. Pourtant, le nombre de cas répertoriés dans le pays est en plein boom actuellement.

Cette augmentation est telle que le pays fait partie des plus touchés par le virus sur le continent. Il compte à la date de la rédaction de cet article plus de 32 683 cas d’infection au Coronavirus, 16 809 guérisons et 683 morts. À ce problème, il faut ajouter l’importante pénurie de matériel de dépistage que connaît le pays.