Afrique du sud : la nouvelle économie au service de l’ancienne

Les grands groupes industriels sud-africains misent sur l’Internet pour faire des économies dans leurs échanges, explique cette semaine le Financial Mail de Johannesburg.

 » Ce n’est pas une mode, c’est un tournant dans la façon de faire des affaires. Ignorer ce changement équivaut à un suicide commercial. « . A Johannesburg, le Financial Mail est pris à son tour, cette semaine, de vertige stylistique devant l’immensité des possibilités qu’offre l’Internet au monde de l’entreprise. L’hebdomadaire économique s’est aperçu que les entreprises qui se servent le plus assidûment du web pour leurs affaires sont des poids lourds de l’industrie traditionnelle, des mastodontes de l’acier, du plastique, des mines ou de l’agro-alimentaire.

Anglo american, Sasol, Sappi, Iscor ou SA Breweries se moquent bien de vendre leurs articles en ligne. En revanche, toutes ont créé des sites leur permettant de commercer en ligne avec leurs fournisseurs. Elles réalisent ainsi des économies s’élevant jusqu’à 15 % de leurs factures d’achat. Stephen Sprinkle, un analyste cité par le journal sud-africain, explique que pour ces entreprises,  » aucun autre domaine ne permet de faire des économies aussi massives et rapides. « 

Un site pour treize entreprises

Encore ne s’agit-il, dans ce cas, que des  » achats non-stratégiques « , tels que la papeterie, les véhicules de service, la maintenance des bâtiments, etc. La tendance est désormais d’appliquer le commerce électronique aux  » achats stratégiques « . C’est ainsi qu’à l’échelon mondial, les constructeurs automobiles Ford, DaimlerChrysler et General Motors ont crée un site Internet commun pour l’achat de l’acier et d’autres composants automobiles.

Les sociétés sud-africaines n’ont pas tardé à s’adapter. Anglo American vient de s’associer avec treize autres entreprises minières et sidérurgiques. Elles vendent désormais leurs produits sur un seul site – le même qui leur sert à regrouper leurs fournisseurs.