Afrique du Sud : la craie et la menotte

Pour lutter contre la violence scolaire, le ministre Sud-africain, Kader Asmal, propose de doter les professeurs… du statut de policier de réserve. Ces  » proflics  » ainsi le droit d’arrêter les délinquants dans les écoles et les Universités.

La parade du ministre sud-africain de l’éducation, pour lutter contre la violence scolaire en manque pas de sel : Kader Asmal propose d’octroyer aux enseignants le statut de réserviste des forces de police. A charge à l’enseignant, dûment mandaté, d’interpeller le voyou accomplissant un acte délictuel dans l’enceinte de l’école.  » En tant policier vous avez le droit d’arrêter les gens « , a résumé le Ministre devant un parterre d’enseignants réunis au sein d’une fondation.

L’idée a germé suite à des dissensions au sein d’une Association d’étudiants qui se sont soldées par plusieurs meurtres et les fermetures de cinq écoles, vendredi dernier, après des affrontements violents avec la police.

Consultations

Il semblerait que les déclarations du Ministre de l’éducation aillent au-delà d’un simple accès de colère. Selon le journal  » Business Today  » Asmal aurait eu sur ce sujet un long entretien avec son homologue chargé de la Santé et de la Sécurité, Steve Tshwete, afin de trouver des modalités d’application. Il a poursuivi ces entretiens avec des responsables universitaires et rappelé aux étudiants qu' » aucune vie ne valait moins qu’une quelconque cause politique « .

Commentant les jets de pierre contre l’établissement de Potchefshroom, Asmal s’est dit scandalisé par  » ces jeunes gens qui tentent de détruire un bien de tous qui nous a demandé tant de travail « , alors que les écoles sud-africaines sont vétustes et souffrent d’un sous-équipement chronique.

L’histoire ne dit pas comment le corps enseignant réagit à cette modification de statut des plus insolites.