Afrique du Sud : la condition des femmes noires s’améliore

Une étude montre comment les femmes se sont insérées dans l’économie de marché depuis dix ans, avec des effets positifs sur leur vie quotidienne.

Selon une étude du cabinet AMP basé en Afrique du Sud, la condition moyenne des femmes sud-africaines s’est nettement améliorée au cours de la dernière décennie. L’amélioration la plus spectaculaire concerne les femmes noires.

De façon générale, les femmes sud-africaines se sont émancipées sur le plan économique depuis 1990. 40 % d’entre elles travaillent désormais à l’extérieur du foyer, contre 34 % il y a dix ans. Mieux même, elles sont désormais 28 % à occuper des postes de direction contre 19 % au début de la décennie. Elles représentent désormais près de la moitié des détenteurs de téléphones mobiles, et quatre investisseurs en bourse sur dix sont des femmes. Elles sont enfin 43 % à posséder une voiture de moins de trois ans, contre 36 % en 1990.

Salaires plus élevés

La différence de condition entre Noirs et Blancs en Afrique du Sud se retrouve certes parmi les femmes, mais de façon moins criante que chez les hommes. L’évolution de la législation sur l’emploi, des familles moins nombreuses, mais aussi la pression du marché ont poussé les femmes noires à s’intégrer dans le monde du travail. Elles sont désormais plus d’une sur quatre à occuper un emploi en dehors du domicile.

18 % d’entre elles détiennent un diplôme, contre 8 % seulement il y a dix ans. Enfin, le taux d’alphabétisation parmi les sud-africaines noires est passé de 33 à 37 %. Ce chiffre peut sembler peu spectaculaire, mais il masque une progression en réalité décisive : alors que seules 0,2 % des Noires percevaient un revenu mensuel de 2 000 rands (319,10 euros) ou plus en 1990, elles sont à présent 5 % à toucher au moins cette somme.