L’Afrique du Sud suspend l’expulsion des clandestins

La Haute Cour de justice en Afrique du Sud a annoncé, ce mardi, la suspension temporaire des expulsions de clandestins arrêtés, quelques jours auparavant, lors d’un raid mené par la police.

Sursis pour les clandestins d’Afrique du Sud. Une décision de la Haute Cour de justice du pays met fin, de manière temporaire, aux expulsions de clandestins arrêtés par la police. Cette décision constitue un répit pour plus de 300 sans-papiers qui devaient être renvoyés dans leurs pays respectifs, au lendemain des violences xénophobes qui ont, quelques semaines auparavant, agité le pays.

Peu de temps après ces attaques xénophobes, la police a procédé à des opérations afin de prévenir le crime. Elle avait alors arrêté près de 300 ressortissants issus de pays d’Afrique subsaharienne vivant illégalement dans le pays. Un dilemme se pose alors pour la police : faire cesser les violences xénophobes et durcir les conditions de séjour des clandestins.

Les clandestins arrêtés par la police sont détenus au centre de rapatriement de Lindela, près de Johannesburg. Selon la BBC, ils devaient être expulsés, ce mercredi. Ils disposent désormais d’un sursis de deux semaines après que l’ONG Lawyers for Human Rights ait plaidé leur cause.

L’Afrique du Sud expulse, chaque année, comme d’autres États africains, des dizaines de milliers d’étrangers. Certains sont clandestins, mais d’autres seraient arrêtés, détenus au centre de Lindela et reconduits à la frontière, alors même que leur titre de séjour est en règle. Des associations de droits de l’Homme estiment que la xénophobie est au cœur de cette politique.