Afrique du Sud : l’ex-membre de l’ANC André Lötter demande l’asile politique en France

Un ex-membre de l’ANC ( Congrés national africain ) , le parti au pouvoir en Afrique du Sud, a demandé, mercredi, l’asile politique à la France. Ayant dénoncé deux ans auparavant des fraudes électorales, il est désormais victime de menaces qui l’ont contraint à quitter le pays pour l’île de la Réunion.

André Lötter, ancien membre de l’ANC, le parti au pouvoir en Afrique du Sud craint pour sa vie. Victime de menaces depuis le début de l’année, du faut d’avoir dénoncé des fraudes électorales de l’ANC dans la province de Kwazulu-Natal, il a quitté l’Afrique du Sud pour l’île de la Réunion. Ce mercredi 8 juillet 2015, il a demandé l’asile politique à la France.

L’ANC l’accuse de faire de la politique en fonction de son intérêt personnel. En juin dernier, il quitte le pays après une série de menaces. En effet, la voiture d’André Lötter a été incendiée, des individus ont tenté de s’introduire chez lui. Sa famille a été prise pour cible par des pétards. Pour lui, nul doute, ces menaces proviennent de l’ANC.

En dépit des menaces, il continue de dénoncer les dérives de son ancien parti ainsi que le trucage des élections qui est pour lui fréquent dans le pays. « Je pense que l’ANC me reproche d’être un opposant très efficace d’un parti qui a viré à l’extrême droite tout en se faisant passer pour un parti de gauche. En Afrique du Sud, depuis 21 ans, il y a l’ANC au pouvoir. C’est un parti qui est entièrement focalisé sur son maintien au pouvoir. Pour moi, c’est un parti d’extrême droite », accuse-t-il.

Pour l’heure, sa demande n’a pas été examinée par la France. Le gouvernement sud-africain a annoncé ne pas avoir été informé de cette demande d’asile politique.