Afrique du Sud : Julius Malema joue au Robin des bois !

L’ancien leader de la jeunesse de l’ANC, Julius Malema, est de nouveau sous le feu des projecteurs médiatiques. Il a appelé ses partisans à s’emparer de force des terres dont l’Etat tarde à transformer en logements sociaux pour les redonner aux plus démunis.

Décidément Julius ne finira jamais de faire parler de lui. A chacune des apparitions de l’ancien leader de la jeunesse de l’ANC, une polémique voit le jour. Le tribun inquiète en Afrique du Sud depuis qu’il a appelé ses partisans à s’emparer de force des terrains que le gouvernement tarde à transformer en logements sociaux pour les démunis. Il estime que plus personne ne doit rester sans terre en Afrique du Sud.

A la tête de son mouvement : les Combattants pour la liberté économique (EFF), qu’il a fondé en 2013, plus rien n’arrête Julius Malema. Sa dernière frasque en date, il y a tout juste deux semaines, sa menace de siéger nu au Parlement si un nouveau règlement intérieur empêche à ses députés de porter les tenues d’ouvriers rouges. « Nous allons les porter (les tenues rouges). Personne ne doit nous dire comment nous habiller, sinon nous entrerons nus au Parlement », avait-il déclaré.

Si le nouveau règlement intérieur au Parlement qui codifie les tenues autorisées est appliqué, les 25 députés de l’EFF ne pourront en effet plus porter leurs tenues d’ouvriers rouges. Des tenues auxquelles les membres du parti sont attachés et ne comptent retirer pour rien au monde. Pour l’un des membres de l’EFF, il est hors de question de s’habiller comme les « maîtres coloniaux ». Porter son uniforme d’appartenance à son groupe politique est important pour lui.

Les députés de l’EFF sont souvent au cœur des discordes au sein du Parlement, refusant notamment les fréquents rappels à l’ordre des présidents de séance, comme lorsque le Président Jacob Zuma avait fait une audition sur les travaux effectués dans sa résidence privée aux frais du contribuable. Un comportement qui s’est soldé par l’intervention de la police dans l’hémicycle.

Les EFF ont obtenu 6,35% des voix aux Législatives du 7 mai dernier. Ils réclament une redistribution des richesses du pays au profit des plus pauvres, ce qui passe notamment par la nationalisation des mines et la saisie des terres exploitées par les fermiers blancs.