Afrique du Sud : deux congolais et un zimbabwéen arrêtés en marge du sommet de la SADC


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Afrique du Sud : deux congolais et un zimbabwéen arrêtés en marge du sommet de la SADC
Des congolais arrêtés en Afrique du Sud

Deux ressortissants congolais arrêtés à Durban alors qu’ils tentaient d’accéder sans autorisation à une zone sécurisée du 46ᵉ sommet de la SADC resteront en détention jusqu’au 24 août. Accusés notamment de fraude et d’usurpation d’identité, ils doivent comparaître à cette date pour l’examen de leur demande de mise en liberté sous caution.

Le dispositif de sécurité mise en place pour le 46ᵉ sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), organisé à Durban, a mis aux arrêts, deux congolais. Tshibindi Mukendi et Tombisa Ngangu, arrêtés samedi dernier, resteront en détention jusqu’au 24 août, date à laquelle leur demande de mise en liberté sous caution doit être examinée.

Selon les éléments communiqués par les autorités sud-africaines, les deux hommes auraient tenté d’accéder à une zone réservée du sommet en utilisant des badges d’accréditation appartenant à des tiers. Interceptés lors d’un contrôle de sécurité, ils font face à des accusations de fraude, d’usurpation d’identité et de violation de la législation sud-africaine qui encadre la sécurité des manifestations et des rassemblements.

Un ressortissant zimbabwéen arrêté

Les deux Congolais ne sont pas les seuls à avoir été interpellés dans le cadre du dispositif mis en place autour du sommet. Un ressortissant zimbabwéen a également été arrêté plus tôt dans la semaine. Il est soupçonné d’avoir tenté d’obtenir frauduleusement une accréditation en se présentant sous de faux prétextes artistiques. Les autorités lui reprochent également un séjour illégal en Afrique du Sud.

Face à ces tentatives d’accès non autorisé, la Structure nationale conjointe opérationnelle et de renseignement (NatJoints), chargée de coordonner le dispositif sécuritaire, a rappelé que les badges officiels ne peuvent être prêtés, partagés, falsifiés ou utilisés par une personne autre que leur titulaire.

Les autorités assurent que le dispositif déployé autour du sommet vise à détecter toute tentative susceptible de compromettre la sécurité des chefs d’État, des délégations et des autres participants. Toute infraction constatée peut ainsi entraîner une interpellation et des poursuites judiciaires.

Un sommet consacré aux défis de la région

Au-delà des questions sécuritaires, le 46ᵉ sommet de la SADC a permis aux dirigeants de la région d’aborder plusieurs priorités liées au développement et à la stabilité de l’Afrique australe. Les États membres ont été encouragés à renforcer les programmes en faveur de la jeunesse, à développer les compétences, l’entrepreneuriat et l’innovation et favoriser la création d’emplois ainsi que l’accès des jeunes aux responsabilités.

Les questions alimentaires et climatiques figurent également parmi les préoccupations. Le sommet a appelé à faciliter les échanges régionaux de produits agricoles, avec la réduction des obstacles non tarifaires et l’amélioration de la logistique transfrontalière. Les États membres ont par ailleurs été invités à renforcer leur préparation face aux risques liés aux changements climatiques, notamment ceux associés au phénomène El Niño.

Le prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement de la SADC se tiendra en Zambie, qui accueillera le 47ᵉ sommet de l’organisation.

Casimir Vodjo Kpenou
LIRE LA BIO
Vodjo Kpenou Casimir est un journaliste béninois basé à Cotonou, titulaire d'une licence en journalisme de l'Institut Universitaire Panafricain de Porto-Novo (2019). Il a forgé son expérience dans des rédactions web africaines. Engagé dans la lutte contre la désinformation, il est membre actif de l'African Fact-Checking Alliance et contributeur au réseau Wikipédia pour l'Afrique francophone.
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