Afrique du Sud : dépressif, Pistorius n’est pas « capable de témoigner »

En Afrique du Sud, un psychologue qui a pris la parole au procès du champion paralympique a confié qu’Oscar Pistorius souffre « de symptômes de troubles post-traumatiques, de troubles d’anxiété et de troubles de la dépression ».

Selon un psychologue qui a pris la parole, ce lundi 13 juin 2016, au procès du champion paralympique qui se déroule en Afrique du Sud, Oscar Pistorius souffre « de symptômes de troubles post-traumatiques, de troubles d’anxiété et de troubles de la dépression ». Le procès se déroule au tribunal de Pretoria qui devrait prononcer cette semaine la peine de l’ancien athlète.

Reconnu coupable du meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp, le 14 février 2013, Oscar Pistorius souffre de dépression et « n’est pas capable de témoigner ». C’est en effet ce qu’a estimé un psychologue, appelé à la barre par la défense, indiquant que l’athlète « a montré des signes et a fait état de symptômes de troubles post-traumatiques, de troubles d’anxiété et de troubles de la dépression ».

Selon le psychologue Jonathan Scholtz, « actuellement, il n’est pas capable de témoigner. Son état de santé est grave (….). Il a été gravement traumatisé par les événements qui se sont produits le 14 février 2013 (…). Il est traumatisé quand il entend le bruit d’armes à feu (…). Il prie tous les jours. Oscar Pistorius avait des projets d’avenir avec la personne désormais défunte (…). Il trouve du réconfort dans l’idée que la défunte est entre les mains de Dieu », a assuré le psychologue.

Malgré le fait qu’il ait toujours affirmé avoir prise sa petite amie pour un cambrioleur, Oscar Pistoriusl a été reconnu coupable, en appel, de meurtre. Il encourt au moins 15 ans de prison. Le tribunal de Pretoria devrait prononcer cette semaine la peine à l’encontre de l’athlète.