Afrique du Sud : arrestation d’un enseignant suspecté d’avoir battu à mort son élève

Suspecté d’avoir tué son élève en le frappant avec sa ceinture, un enseignant du collège de Johannesburg a été arrêté.

Soupçonné d’avoir tué son élève après l’avoir frappé à la tête avec sa ceinture pour le punir, un enseignant de collège près de Johannesburg a été arrêté, ont indiqué des autorités locales ce mercredi. « L’enseignant a été arrêté puis remis en liberté sous caution et retiré de son environnement scolaire. Les chefs de poursuite sont très graves. En Afrique du Sud, les châtiments corporels sont totalement interdits par la loi », a indiqué Phumla Sekhonyane, porte-parole du ministère provincial de l’Education? dans la province du Gauteng.

D’après elle, « les parents ont porté plainte pour tentative de meurtre », selon Mme Sekhonyane. Deux enquêtes sont en cours, l’une de la police et l’une du ministère employant l’enseignant. Selon le quotidien The Star, le drame remonte au 17 mars. Sizwe, en 10e classe (tranche d’âge des 16 ans), est rentré de l’école en se plaignant d’un mal à la tête. Or plus tôt dans la journée, il s’était fait réprimander par un professeur, qui lui avait donné un coup de ceinture à la tête parce qu’il faisait du bruit en classe.
Une autopsie est en cours pour déterminer les causes exactes de son décès.

Selon sa mère, quand il a finalement été hospitalisé, il avait l’œil enflé et du sang sortant par l’oreille et le nez. Celle-ci s’était au départ contentéE de lui donner de l’aspirine et a tardé à voir un médecin faute de moyen de transport pour aller à l’hôpital. Un drame qui rappelle que les problèmes de discipline à l’école se règlent encore souvent par les coups en Afrique du Sud. Selon le Centre pour la justice et la prévention de la criminalité (CJCP), la moitié des élèves sud-africains subissent des châtiments corporels, soit 49,8% en 2012, 47,5% en 2008.

Pourtant, les châtiments corporels ont été interdits en 1996 et les enseignants risquent la radiation à vie. Mais le phénomène a cependant pris de l’ampleur ces dernières années dans certaines provinces, incitant le gouvernement à diffuser un rappel à l’ordre public en avril 2013, après plusieurs dérapages.