Afrique du Sud : 1215 rhinocéros massacrés en 2014!

En Afrique du Sud, le massacre de rhinocéros se poursuit dans l’impunité avec 1 215 animaux tués par des braconniers, en 2014, contre 1004 en 2013.

Le carnage contre les rhinocéros se poursuit en Afrique du Sud et visiblement dans l’impunité totale! Leur massacre s’est encore aggravé en Afrique du Sud avec 1 215 animaux tués par des braconniers, en 2014, contre 1 004 en 2013, a annoncé, ce jeudi 22 janvier 2015, le ministère de l’Environnement. Plus des deux tiers d’entre eux, 827 rhinocéros, ont été braconnés dans le seul parc national Kruger, dans le nord-est du pays, précise le ministère de l’Environnement.

Déjà en 2013, le braconnage des rhinocéros était en forte hausse, et avait même triplé, 50% de plus qu’en 2012, alors que les chiffres des années précédentes étaient de : 333 en 2010, 448 en 2011 et 668 en 2012. La majorité de ces pachydermes avaient aussi été tués dans le célèbre parc national du Kruger, voisin du Mozambique, malgré le renfort apporté par l’armée aux Rangers pour affronter des braconniers aux tactiques paramilitaires. Un drone avait même été mobilisé. Sans succès. Le massacre des rhinocéros a continué. L’Afrique du Sud abrite 80% de la population de rhinocéros, dont 8 500 à 9 500 dans le Kruger.

Lente agonie

La corne des rhinocéros pousse environ six centimètres par an. Elle contient la même matière que les ongles humains, de la kératine. Elle se négocie plus chère que le platine, la cocaïne ou l’héroïne. Souvent, les braconniers les anesthésient et leur arrachent la corne à la hache. L’animal se réveille ensuite et meurt en quelques jours des suites de ses blessures.

Hormis la répression contre les braconniers mis en place par les autorités, l’Afrique du Sud veut également rétablir le commerce légal de cornes depuis 2009. Le pays réfléchit à développer l’élevage commercial de rhinocéros. Mais le commerce international de cornes ne pourrait reprendre sans un accord de la Convention internationale sur le commerce des espèces menacées d’extinction (CITES), dont la prochaine grande réunion se tiendra en 2016.